Parcours de repli cette année suite aux mauvaises conditions météorologiques annoncées : 53km, 3900m D+-
Soudain, au village de Tour, une éclaircie formidable : le glacier du Tour nous montre toute sa splendeur!
Parcours de repli cette année suite aux mauvaises conditions météorologiques annoncées : 53km, 3900m D+
Soudain, au village de Tour, une éclaircie formidable : le glacier du Tour nous montre toute sa splendeur!700 coureurs se retrouvent au départ et les
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Les coureurs partent à l’assaut du fond du Val Ferret.
J’entre dans ma course plus paisible que l’an dernier. Je connais (un peu) ce qui m’attend en termes d’effort. Le genou qui m’a ennuyé au Pilatrail n’est pas top et donc je pars sans montre en me disant on verra bien! Avec le souhait de respecter la devise de Frédéric : finir, en bon état, dans les barrières horaires.
Le long de la route et jusqu’au Lac de Fenêtre les nombreux supporter encouragent. Geneviève (une LFT) en embuscade dans un lacet qui mène au lac m’interpelle « Allez Corinne ! » avant même d’avoir lu mon prénom sur le dossard. Mon amie Renée court à mes côtés, elle prépare
Le ravitaillement du Grand St Bernard me revigore après ce début de course humide : au menu bouillon, banane et chocolat noir.
La montée sur le col des Chevaux est agréable une montée peu raide et courte. Le col des Chevaux c’est un beau plateau herbeux avec coup d’œil sur le Grand Combin et le Mont Vélan. Côté nord, la pente à dévaler est abrupte et enneigée, un gars de
La suite de la descente sur BSP est bucolique : passage d’un torrent sans pont « Splatch ! », petits sentiers en lacets, forêt et pente douce. Je me tapote régulièrement le côté des hanches : indications de ma physio. L’arrivée à BSP c’est comme une 1ere ligne d’arrivée.L’accueil de quelques
Nous restons ensemble jusqu’au 1er alpage puis il s’éloigne et je poursuis l’interminable chemin qui descend un peu puis remonte en longeant 3 cirques de montagne avant l’arrivée au Col de Mille. Là, je me restaure : 2 thés noirs sucrés et un voyage de biscuits salés. Pierre-André est déjà loin devant et je descend à mon rythme. Jusqu’au lac Servay tout va bien, j’admire le paysage, embelli par les contrastes de couleurs plus intenses en fin de journée. Dans la 2e partie de la descente sur Lourtier, la douleur sur le genou externe droit se réveille, je boitille et mon allure est très ralentie. Michel Fiora, et les enfants, mes parents viennent à ma rencontre. Au retour sur Lourtier, après 1500m de D- , j’ai la joie de courir avec Lulu, ma maman pour la 1ere fois de ma vie, belle allure, bravo Lulu !
A Lourtier la nuit est tombée, j’allume la frontale et après avoir mangé et pris du bouillon, je pars à l’assaut de la fin du parcours. Je sais que le plus dur est derrière et je m’accroche dans cette montée sur
Place à l’euphorie de l’avoir refait.
Le départ est donné, le rythme est immédiatement soutenu, c'est bien, ça nous échauffe et nous réchauffe! Ces premiers kilomètres avalés à plus de 12km/h permettent d'étirer le petit peloton. Bientôt, un chemin forestier très raide nous permet de gagner beaucoup de dénivelés sur une petite distance. Après un premier ravito en eau, nous empruntons la première piste de ski de la journée, et pas la dernière! En effet, le trail se déroule sur le versant des Arcs, qui compte "seulement" 4 stations étagées en altitude (Arc 1600, 1800, 1950 et 2000) : le paradis pour le ski alpin de masse! 
Maintenant, environ 8 kilomètres de descente bien raide et 3 kilomètres de plat-faux plat pour gagner l'arrivée. Je suis aux alentours de la 10° place, j'aimerais bien tenir ce rang! Je descends plutôt bien, il me semble que j'ai progressé dans ce secteur. Le long faux plat final se passe bien, j'ai la volonté et encore la fraîcheur nécessaire pour courir tout le long, j'arrive même à reprendre un coureur! A 200 mètres de l'arrivée, Jules-Henri est là, il m'accompagne et m'encourage sur les derniers mètres, il est déjà changé et paraît très frais! Je termine en 7h27 les 60 kilomètres et 3150 mètres D+ à la 9° place : mon deuxième top 10 cette année!
Après la course, je vais encore gagner 4 place pour finir 5° suite au déclassement des 4 premiers. Ce trail était un des plus difficiles que j'ai disputé, surtout du point de vue météo : le froid, la neige, le brouillard, ça n'aide pas beaucoup! Je suis néanmoins content, mais aussi triste suite à la mésaventure de Jules-Henri qui aurait signé là son premier podium scratch. Ce n'est que partie-remise pour lui!Le parc régional du Pilat c’est la porte d’entrée vers le sud, la Corse en plus vert. Une région préservée, authentique avec des habitants adorables! Le massif du Pilat se situe entre Lyon et St Etienne. Des chênes, des châtaigniers, des genets, une nature intacte, des montagnes bien rondes (témoins des activités volcaniques), quelque fois plus pointues dirigées vers le ciel composent le paysage.
Ce dimanche matin 6 juin 2010 le ciel est au beau fixe dans le village de Véranne (800 habitants) qui accueille les 700 trailers inscrits!
Le départ est donné à 9h15, la température est déjà hot, elle avoisinera les 32°au 1er ravito. Les coureurs s’élancent ; la pente est très rapidement "pentue" mais ça ne dure guère, les portions de faux plat et de petites montées plus nettes s’enchaînent sur des portions toujours courtes. Là, il s’agit de courir, de marcher, de relancer sans relâcher. Après une jolie pente plus raide et au soleil le 1er ravito est atteint : c’est la plage ! Les nombreux coureurs (2 parcours au départ 21km et 42 km) en quête d’eau s’abreuvent et se rafraîchissent à la fontaine. Je mouille ma casquette et ma tignasse. Moi j’ai encore suffisamment d’eau dans le camel et je remplis ma gourde de 500 ml au cas où. Là c’est une très jolie portion du parcours bien raide bien intense, nous sommes à la queue leu leu dans un décor de sous bois, le sentier est fait de racines et de pierres. Je me régale de cette nature à la fois douce et sauvage.
Les fameux amas de pierres du Pilat " les chirat " donnent la touche régionale à ce tracé.
Le ravito est sympa, mais plus d’eau plate, c’est pas grave, j’ai encore tout ce qui me faut sur moi et je prends de l’eau gazeuse. Je ne m’arrête pas trop. Je repars et là je croise un trio de coureur de la région lyonnaise l’un d’eux a des crampes s’accroche encouragé par ses potes : bravo !
Le sentier regagne le dénivelé perdu et atteint le point culminant du massif : le crêt de la Perdrix 1432m. Comme au Grand col Ferret il y a une pierre ronde d’orientation. D’ailleurs, par temps clair, on y voit le Mont Blanc et les Alpes. C’est beau : un magnifique dégagement. Le tracé suit la crête, MAGNIFIQUE, les balises sont très présentes : il paraît que l’an dernier il y avait du brouillard et l’organisation ne laisse rien au hasard. A ce moment ça se gâte : la pluie arrive, est-ce qu’elle va passer sur nos têtes ou filer plus loin ? Mes genoux donnent des signent de fatigue. En fait tous les signes se confirment sous l’antenne de l’Oeillon le tonnerre gronde, la pluie s’abat sur nous, et mes genoux ne veulent plus. Courir je peux plus. C’est la même douleur qu’à la fin du TVSB et lors de l’UMT. Des coureurs me croisent : moi j’arrête dans ces conditions, dit l’un d’entre eux, ça, ça aide pas. Puis d’autres me disent : ça va faut aller jusqu’au bout. Le parcours nous fait contourner tout l’Oeillon c’est ben long. La douche sur cette presque fin de parcours est tropicale, après la chaleur du début de course ça va. Le sentier devient ruisseau. La moindre descente un toboggan. Je m’inquiète pour mon amie Priska qui est censée m’attendre sous les 3 Dents. C’est pas franchement un endroit sûr en cas d’orage. La pluie se calme je l’appelle, après avoir passé l’orage sous un rocher elle est retournée au ravito juste avant. Ça m’aide à continuer. ENFIN le kilomètre 33, dégoulinante je reprends des forces et après un bon quart d’heure je repars avec Priska et le serre-fil qui est arrivé entre temps !
Le parcours a été raccourci pour éviter le passage sous les Trois Dents trop dangereux, nous dévalons enfin en marchant les derniers kilomètres pour rejoindre l’arrivée ça glisse mais Priska m’a donné ses bâtons. Encore un ravito, ils sont restés jusqu’au bout, alors il faut leur faire honneur pas question de passer sans rien prendre.
La pluie cesse et un rayon de soleil se faufile entre les nuages. A l’arrivée, après 7h00 de course, les membres du club m’ovationnent. Pas d’encombrement à la douche !! Plus qu’à aller manger la paëlla et monter sur le podium chercher le magnifique bouquet et le jus de pomme prévu pour le ou la Dernier/e. Je ne me défile pas j’assume et sacrifie au traditionnel discours.
Vendredi 11 juin 2010
Cet après-midi, tout de suite après le travail, je prends la route de Chamonix avec ma p’tite voiture-edelweiss bien chargée, avec ce qu’il faut pour affronter le trail des Faverges par tout temps ! En passant par les villages, des noms évocateurs de la future CCC, tels que Courmayeur, les Houches, me font rêver un instant au défi de cet été. A partir de Sallanches, la route monte pour rejoindre Praz-sur-Arly. Le panorama se dévoile et j’aperçois pour la première fois le Massif des Bauges ! Immédiatement, j’imagine parcourir ses sentiers. Afin d’être tranquille, je passe directement chercher le dossard. L’ambiance est déjà bien animée pour l’évènement du lendemain.
Samedi 12 juin
A 5h30, je me réveille, déjà bien nerveuse et assez impatiente. Un coup d’œil à la fenêtre indique un ciel nuageux mais le temps reste sec. En mettant le nez dehors, bien qu’il ne soit que 7h00, il fait déjà chaud.
À 7h15, je suis sur la ligne de départ ou la tension est presque palpable. Après quelques échauffements et encouragements, après les dernières recommandations du chef technique, le départ est lancé. Dans le peloton de tête, le rythme se fait rapide. D’abord au pas de course à travers le bitume des Faverges, je rejoins un terrain boisé bien plus sympa pour les genoux ! Un petit sentier aux abords des pâturages nous fait descendre jusqu’au village de Glaise. Retrouvaille non-souhaitée avec le goudron ou j’alterne course et marche.

Après 55mn et une trempée à la fontaine de Strappazon, premier pointage aux Chaffauds. La pente s’accentue et commence alors une longue montée ; 930m de bonheur… menant au sommet du télésiège « La Sambuy » à 1841 m. Durant cette crapahutée, la foulée reste bien soutenue. La forêt devient de plus en plus clairsemée et une petite brume laisse le sol humide. Je distingue à peine les autres trailers, à l’allure de fantômes. En-haut, les encouragements de courageux spectateurs se font entendre et réchauffent les cœurs. Alors qu’après la pluie vient le beau temps, une descente de 706 m. succède à la montée. La route qu’empruntent habituellement les skieurs français est bien large. Je cours à gauche ou le terrain est nettement plus doux et amortissant. Tout à coup, après quelques mètres, un méchant point de côté me fusille et m’oblige à stopper. J’ai de la peine à respirer. Pendant cinq bonnes minutes, je marche en respirant à fond, bien régulièrement. Je repars en course très tranquillement et accélère à mesure que la douleur s’atténue et qu’elle disparaisse enfin. Après 2h38, j’atteins le seul et unique ravitaillement au bas de la station.
Pas question de m’éterniser. Le temps de remplir le camelbag, d’avaler une « morc. » et d’apprécier la fraîcheur d’un coca (no light), je repars énergiquement vers l’Epaule de Chauriondre, point culminant de l’épreuve à 1870 m. David, un coureur avec qui j’avais fait une bonne partie de la montée, m’a attendu à ce ravitaillement. D’un bon rythme et en échangeant nos impressions, nous nous mêlons aux participants du petit trail 28 et les dépassons un à un. Le chemin, d’abord bien roulant, se ressert et nous re-plongeons brièvement dans la forêt. Peu avant l’aulp de Seythenex, à flanc de coteaux, des gentianes nous accueillent, offrant un peu de couleur à ce parcours. Une petite accélérée à cet endroit s’avère nécessaire pour fuir l’odeur de la faune porcine. Au loin, malgré la brume, se détache le Lac d’Annecy. Au Col d’Orgeval (1763 m.), les sensations sont au top et quel plaisir d’apercevoir quelques petits névés. En amorçant la descente, je me sens pousser des ailes et m’élance vivement sur ce petit sentier caillouteux, technique comme je les aime. « Pardon, hep-là, gauche, droite, scusez-moi, merci, hop… » Les interpellations pour dépasser n’en finissent plus! Durant cette dérup’, le terrain, parsemé de muguets et de lys, s’adoucit. J’en profite pour bien dérouler les jambes et accélère un peu plus, saluant aux passages quelques chèvres sur le bord du chemin. Néanmoins, dans la tête, le message « attention, garde du jus pour la dernière montée » résonne fortement… J’arrive finalement la Maison Forestière en 4h08. Le voile de brume a disparu, laissant la place à une belle éclaircie.
Une légère pente conduit à l’embranchement, ou avec une pointe d’envie, je vois les coureurs du petit trail 28 partir à droite, en bas… tandis que des organisateurs, sans scrupule, m’oriente vers un joli tracé forestier, bien raide. Pour la première fois de la journée, j’ai une regrettable pensée pour mes bâtons restés à Orsières et peste contre les « singouins » qui ont fait le parcours… Le pas devient plus lent et je mise tout sur la régularité. A la Sarve (1470m) je pointe, à ma grande surprise en 3e position. Seulement, Rachel Bontaz, une coureuse aux jambes interminables, me suit de très près et me dépasse juste avant le sommet. Mon sang ne fait qu’un tour et je repars à vive allure pour la dépasser à nouveau. Je me précipite dans la descente, à 8,5 km de l’arrivée, afin de prendre quelques mètres d’avance et me donner une marge pour le sprint final. David me rejoint à nouveau et se révèle être un coach formidable. Nous nous élançons à travers Faverges. Dans le rouge depuis un bon moment, je lutte pour courir, mais la respiration est de plus en plus difficile et les centaines de mètres restants me semblent interminables. La tête me tourne et je m’appuie sur les barrières pour continuer. Rachel me double alors. Je n’arrive malheureusement plus à accélérer… Dans un bel élan de solidarité, au tour de David et moi de franchir la ligne d’arrivée, après 5h33 passée dans le Massif des Bauges. Très sportivement, Rachel me rejoins et me félicite chaleureusement ! Aucun regret ! Je termine épuisée, mais heureuse d’avoir été à fond !
Comme résultat ; 4e place dans la catégorie féminine, 2e en SE et 130e au scratch. Très émue, je monte pour la première fois sur l’estrade, avec tous les Lafoulytrailers dans le cœur. Quelle belle surprise pour les Français de voir débarquer une p’tite Suisse, sans aucun palmarès!! La convivialité, n’ayant pas de frontière, je retrouve par après mes concurrentes pour partager un verre « d’eau » de l’amitié !
Un grand merci aux Lafoulytrailers ainsi qu’à toutes les personnes qui m’ont parlé de ce trail, m’ont soutenue et encouragée ! J’en profite pour relever la qualité de l’organisation et la convivialité qui ont embellies cette course.
Un petit récit vidéo du trail des Allobroges couru ce week-end par Candide et Jules-Henri!


Une jolie arrivée, le soleil doux d'automne suffit à nous réchauffer après l'effort; les couvertures tendues par les samaritaines ne sont même pas nécessaires. Isabelle et Sarah nous accueillent. Autour les nuages s'accrochent sur les sommets: on regarde en direction du Mont Blanc sans le voir: nous sommes arrivés et pendant ce temps Jules et Candide poursuivent leur trace sur Le Trail des Aiguilles Rouges...BRAVO à vous!
BRAVO les lafoulytraileuses qui terminent toutes dans la même dizaine de minutes (1h41 pour Patricia, 1h44 pour Antoinette, 1h48 pour Corinne) et BRAVO à Fred pour avoir gagner 2mn au compteur et arriver en 2h00.
La suite: c'est une descente joyeuse rythmée par les foulées aériennes de Fred jusqu'au dernier poste de ravitaillement (auxGarettes) avant de prendre les voitures pour rejoindre la plaine. Chez Fred et Anne, nous retrouvons Tony et famille pour se régaler d'un riz au curry agrémenté de douceurs du val ferret (la mousse aux framboises) et de la gruyère (Ah la crème doubble!!)
Anne réussit un tour de passe passe: présent depuis 7h30 au ravito de Planuit, elle accueille 20 personnes à table à midi. Merci!
Dernière surprise avant de reprendre la route c'est la 5e place (cat. dame 2 ) de Renée en 1h37. Elle reçoit son prix sous les Houras des Lafoulytrailers.
Le site : http://www.chemins-bibliques.ch/LesDefis/Default-Defi.htm
En seulement 3 éditions, la CCC® est passée du statut de « petite soeur de l’UTMB® » à celui d’une course unique en son genre et parmi les plus prestigieuses au monde. Le départ au centre de Courmayeur est empreint d’une ambiance comme seuls les italiens en ont le secret, et c’est dans le même temps un moment rare d’émotion au son de la musique de Vangelis.



le North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB) est un événement unique dans le domaine de la course à pied nature sur le plan mondial. Traversant trois pays (la France, l’Italie, la Suisse) et 9 communes dont notre station de La Fouly, l’UTMB se déroule dans l’un des sites touristiques naturels les plus renommés du monde.
Parcourue en une seule étape de 166 Km faisant le tour complet du Mont-Blanc, franchissant dix cols à plus de 2000 mètres d’altitude avec un dénivelé positif total de plus de 9400 mètres, l’Ultra-Trail du Mont-Blanc est devenue, seulement 6 ans après sa naissance en 2003, LA référence mondiale du trail.

L’événement est maintenant reconnu comme le sommet mondial de la course-nature. Cette année, plus de 2300 coureurs, venant de plus de 50 nations différentes, sont inscrits au départ de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc.