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mardi 28 septembre 2010

Trail des Aiguilles Rouges 2010 en photos!

Parcours de repli cette année suite aux mauvaises conditions météorologiques annoncées : 53km, 3900m D+
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Départ de Chamonix, Triangle de l'Amitié, à 4h30!



Des chemins enneigés, du brouillard, des cailloux givrés : bref, des conditions dantesques!


Un aperçu des chemins : il ne fallait pas tomber!


Soudain, au village de Tour, une éclaircie formidable : le glacier du Tour nous montre toute sa splendeur!


Jules-Henri à l'arrivée à Vallorcine : une belle 15° place en 7h50!


Candide arrive 24° en 8h01!


Et Patricia quelques instants plus tard en 9h27, 8° femme!


Finalement, une belle journée, sur un parcours des plus techniques, mais toujours aussi beau!

mercredi 22 septembre 2010

Défi de l'A neuve : les résultats 2010!

2° défi de l'A Neuve sous un soleil éclatant!


Les résultats 2010 du challenge de l'A Neuve

Jules-Henri : 1h01

Candide - Toni : 1h05

Pierre-André : 1h06

Michel : 1h07

Patricia : 1h09

Alain : 1h14

Corinne : 1h22

Valérie - Frédéric : 1h28

samedi 14 août 2010

J-10 : page pour le suivi live des LFT!

Jules-Henri : 27
Candide :
2312
Pierre-André : 300
Toni :
2462


Patricia : 5219
Geneviève : 6317
François : 5805
Michel : 5721
Frédéric : 5123

vendredi 9 juillet 2010

La Traversée la Fouly-Verbier 62km et 4000m D+/-par Corinne

La Traversée c’est la 2e édition du Trail verbier-St Bernard, édition renouvelée et un peu plus copieuse que l’an dernier

700 coureurs se retrouvent au départ et les La Fouly Trailers (François, Frédéric, Tony et Pierre-André) se sont réunis à l’ombre de la grande arche de départ. Moment émouvant. Patricia ne peut pas prendre le départ pour mieux soigner ses tendons et assurer sa saison d’été. Elle me transmet sa force et sa détermination. Candide aussi présent du côté des bénévoles nous rassure avant le départ. Michel nous encourage avec enthousiasme, il espère récupérer de ses blessures hivernales pour être au départ de la CCC. Un bel esprit anime le team des LFT. La météo s’annonce chaude voire très chaude et sûrement orageuse.


Pendant les discours du haut du balcon des Glaciers les nuages s’amoncellent sur les hauteurs. Le départ est donné.

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Les coureurs partent à l’assaut du fond du Val Ferret.


J’entre dans ma course plus paisible que l’an dernier. Je connais (un peu) ce qui m’attend en termes d’effort. Le genou qui m’a ennuyé au Pilatrail n’est pas top et donc je pars sans montre en me disant on verra bien! Avec le souhait de respecter la devise de Frédéric : finir, en bon état, dans les barrières horaires.


Le long de la route et jusqu’au Lac de Fenêtre les nombreux supporter encouragent. Geneviève (une LFT) en embuscade dans un lacet qui mène au lac m’interpelle « Allez Corinne ! » avant même d’avoir lu mon prénom sur le dossard. Mon amie Renée court à mes côtés, elle prépare la CCC, fera la 1ere partie jusqu’à Bourg St Pierre avec moi.

Il commence à pleuvoir mais la température reste douce et je ne mettrai pas la veste (de toute la course d’ailleurs). Le lac de Fenêtre est orné d’un magnifique glaçon de neige qui fond et donne à ce lieu un air d’Islande. Un sentier de neige durcie nous entraîne jusqu’au col de Fenêtre. En dessous du col les nombreux coureurs ont tracé 2 rails géants dans la neige. Les rails sont si profonds que mes gambettes et celles de Renée restent presque crochées dedans. Incroyable. Pour descendre la route glisse et il n’est pas rare de faire des acrobaties périlleuses.
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Le ravitaillement du Grand St Bernard me revigore après ce début de course humide : au menu bouillon, banane et chocolat noir.

Col des Chevaux côté sud

Col des Chevaux côté nord

La montée sur le col des Chevaux est agréable une montée peu raide et courte. Le col des Chevaux c’est un beau plateau herbeux avec coup d’œil sur le Grand Combin et le Mont Vélan. Côté nord, la pente à dévaler est abrupte et enneigée, un gars de la Boucle passe et dit à tout va que « Non ça ne glisse pas ;-) » Quel bluffeur : il n’est pas si à l’aise que ça ! ça c’est aussi l’esprit trail : pas prendre les choses trop au sérieux. Voilà le moment convivial de du parcours, on ne se connaît pas mais on s’inquiète les uns des autres « tu me ramène mon bâton ». « Ca va ? », « Ca passe mieux sur les rochers ? »Après la glissade : mains, poignets, mollets sont bien endoloris. J’ai quand même eu du plaisir dans ce passage, même si je pense qu’il pouvait s’avérer périlleux pour beaucoup et notamment pour celles et ceux qui ont les km de la Boucle dans les jambes.


A l'accueil à BSP: Sara-Léanne-les cloches-quelle ambiance!

La suite de la descente sur BSP est bucolique : passage d’un torrent sans pont « Splatch ! », petits sentiers en lacets, forêt et pente douce. Je me tapote régulièrement le côté des hanches : indications de ma physio. L’arrivée à BSP c’est comme une 1ere ligne d’arrivée.L’accueil de quelques La Fouly Trailers (merci Michel-Isabelle-Sara-Marine-Anne) et de la famille (merci Jean-Claude-Lulu-Michel- Léanne et Kolia et Laurent) est enthousiaste ; certains m’embrassent : ils sont courageux vu la croûte de sel sur mon visage. Mes genoux ont tenu. Boostée pour continuer et le visage passé à l’eau fraîche, je repars. Mon accompagnatrice Renée me quitte, et Pierre-André prend le relais : il s’est blessé et décide de continuer tout de même, mais en m’accompagnant.

Famille-Amis c'est top/ changement de co-équipier-e

Nous restons ensemble jusqu’au 1er alpage puis il s’éloigne et je poursuis l’interminable chemin qui descend un peu puis remonte en longeant 3 cirques de montagne avant l’arrivée au Col de Mille. Là, je me restaure : 2 thés noirs sucrés et un voyage de biscuits salés. Pierre-André est déjà loin devant et je descend à mon rythme. Jusqu’au lac Servay tout va bien, j’admire le paysage, embelli par les contrastes de couleurs plus intenses en fin de journée. Dans la 2e partie de la descente sur Lourtier, la douleur sur le genou externe droit se réveille, je boitille et mon allure est très ralentie. Michel Fiora, et les enfants, mes parents viennent à ma rencontre. Au retour sur Lourtier, après 1500m de D- , j’ai la joie de courir avec Lulu, ma maman pour la 1ere fois de ma vie, belle allure, bravo Lulu !


A Lourtier la nuit est tombée, j’allume la frontale et après avoir mangé et pris du bouillon, je pars à l’assaut de la fin du parcours. Je sais que le plus dur est derrière et je m’accroche dans cette montée sur la Chaux, je me fais dépasser puis un groupe s’accroche derrière moi. Les frontales sont de plus en plus perfectionnées et j’ai l’impression de monter avec une voiture grand phare allumé dans mon dos, pas top mais bon. Je garde mon rythme je sais qu’il faut tenir jusqu’à l’alpage du Mintzet et que là j’y serai ou presque. C’est dur, je commence à avoir envie de vomir. Pierre-André m’attend régulièrement et me donne un morceau de barre de céréales et ça va mieux.

La Chaux et 2 cocas plus tard le bisse du Levron m’attend depuis l’an dernier : cette fois je peux encore courir et c’est « super agréable ;-) » !! Je m’imagine faire tout le bisse en courant quand le balisage descend tout à coup à gauche, c’est raide. Ça fait mal. Mince, à nouveau il faut m’accrocher, les racines sont des pièges qui me font faire des acrobaties. Le final est long, long, long. J’en ai marre. Autour de moi, tous s’arment de courage. On sert les dents.

Enfin les derniers mètres de dénivelés négatifs avant l’arrivée à Verbier, un sprint boiteux, l’arche, les becs avec Pierre-André, le speaker, les photos, le t shirt finisher, les retrouvailles avec Frédéric et Anne, les spaghettis.

Place à l’euphorie de l’avoir refait.

jeudi 24 juin 2010

Aventure - Mésaventure en Haute-Tarentaise par Candide

Dimanche 20 juin, 7 h du matin : un épais brouillard recouvre les flancs des montagnes, mais il ne pleut pas. A travers les quelques éclaircies présentes, on peut voir qu'il a neigé sur les hauteurs : sommes-nous bientôt l'été? On se dirait plutôt un retour au Petit Age Glaciaire...


Le départ est donné, le rythme est immédiatement soutenu, c'est bien, ça nous échauffe et nous réchauffe! Ces premiers kilomètres avalés à plus de 12km/h permettent d'étirer le petit peloton. Bientôt, un chemin forestier très raide nous permet de gagner beaucoup de dénivelés sur une petite distance. Après un premier ravito en eau, nous empruntons la première piste de ski de la journée, et pas la dernière! En effet, le trail se déroule sur le versant des Arcs, qui compte "seulement" 4 stations étagées en altitude (Arc 1600, 1800, 1950 et 2000) : le paradis pour le ski alpin de masse!

Le chemin s'engage ensuite dans la forêt, et c'est là que la mésaventure arriva pour Jules-Henri. Le balisage étant un peu léger, de nombreux coureurs s'égarèrent à cet endroit... Par chance, j'ai réussi à retrouver le chemin des Arcs 2000 après quelques minutes d'errance, ce qui n'a pas été tout à fait de cas de Jules-Henri qui faisait partie du groupe de tête : son groupe retrouva le chemin, mais celui du retour, sur les Arcs 1800!

N'étant au courant de rien à ce moment-là, j'ai poursuivi mon chemin, traversé un pont suspendu super suspendu, puis remonté une piste de ski puis un sentier jusque vers 2200 mètres. Là, la neige avait recouvert les arbres, et le spectacle était saisissant pour un 20 juin! Arrivé aux Arcs 1950, la station la plus jolie du versant, au ravito n°2, on m'annonce 5°!
Mais pourquoi? Je demande si le dossard 45 est passé, et non... Je m'inquiète beaucoup, je demande aux bénévoles de se renseigner, mais ils n'ont aucune idée. Je décide de poursuivre mais mes pensées sont tournées vers Jules : où est-il, est-il blessé, perdu? Cette partie jusqu'au prochain ravito va être assez longue, je suis tout seul, il ne fait pas chaud, le temps semble long, je regarde souvent ma montre pour voir mon avancée... Que le trail est dur des fois! Je m'accroche tant bien que mal, et j'aperçois toujours 2 minutes devant le même concurrent... Nous marchons à la même vitesse, donc je ne peux pas le rattraper.

Arrive le troisième ravito juste sous le brouillard : Jules-Henri est passé il y a plus d'1h30! Ouf! Je file, le chemin est agréable, il monte et descend sur une crête, puis nous plongeons dans la forêt. S'ensuit alors la remonté vers les Arcs 1800, dernier ravito. Cette remontée est plutôt pénible, en faux plat montant, je marche tout le long... J'aperçois néanmoins deux concurrents devant moi, je reviens sur eux. Je les dépasse même avant le ravito.

Maintenant, environ 8 kilomètres de descente bien raide et 3 kilomètres de plat-faux plat pour gagner l'arrivée. Je suis aux alentours de la 10° place, j'aimerais bien tenir ce rang! Je descends plutôt bien, il me semble que j'ai progressé dans ce secteur. Le long faux plat final se passe bien, j'ai la volonté et encore la fraîcheur nécessaire pour courir tout le long, j'arrive même à reprendre un coureur! A 200 mètres de l'arrivée, Jules-Henri est là, il m'accompagne et m'encourage sur les derniers mètres, il est déjà changé et paraît très frais! Je termine en 7h27 les 60 kilomètres et 3150 mètres D+ à la 9° place : mon deuxième top 10 cette année!

Après la course, je vais encore gagner 4 place pour finir 5° suite au déclassement des 4 premiers. Ce trail était un des plus difficiles que j'ai disputé, surtout du point de vue météo : le froid, la neige, le brouillard, ça n'aide pas beaucoup! Je suis néanmoins content, mais aussi triste suite à la mésaventure de Jules-Henri qui aurait signé là son premier podium scratch. Ce n'est que partie-remise pour lui!

vendredi 18 juin 2010

Chaleur et orages au Pilatrail par Corinne

Le parc régional du Pilat c’est la porte d’entrée vers le sud, la Corse en plus vert. Une région préservée, authentique avec des habitants adorables! Le massif du Pilat se situe entre Lyon et St Etienne. Des chênes, des châtaigniers, des genets, une nature intacte, des montagnes bien rondes (témoins des activités volcaniques), quelque fois plus pointues dirigées vers le ciel composent le paysage.

Ce dimanche matin 6 juin 2010 le ciel est au beau fixe dans le village de Véranne (800 habitants) qui accueille les 700 trailers inscrits!

Le départ est donné à 9h15, la température est déjà hot, elle avoisinera les 32°au 1er ravito. Les coureurs s’élancent ; la pente est très rapidement "pentue" mais ça ne dure guère, les portions de faux plat et de petites montées plus nettes s’enchaînent sur des portions toujours courtes. Là, il s’agit de courir, de marcher, de relancer sans relâcher. Après une jolie pente plus raide et au soleil le 1er ravito est atteint : c’est la plage ! Les nombreux coureurs (2 parcours au départ 21km et 42 km) en quête d’eau s’abreuvent et se rafraîchissent à la fontaine. Je mouille ma casquette et ma tignasse. Moi j’ai encore suffisamment d’eau dans le camel et je remplis ma gourde de 500 ml au cas où. Là c’est une très jolie portion du parcours bien raide bien intense, nous sommes à la queue leu leu dans un décor de sous bois, le sentier est fait de racines et de pierres. Je me régale de cette nature à la fois douce et sauvage.


Les fameux amas de pierres du Pilat " les chirat " donnent la touche régionale à ce tracé.


A la chapelle St Sabin le paysage s’ouvre sur la plaine. 1ere belle descente tout va bien, l’air est un peu plus frais un léger courant se lève.

Plus haut encore, au Gratteau le paysage est sublime : nous faisons face aux fameuses Trois Dents, elles nous font un clin d’œil et nous attendent pour la fin du parcours

Avant d’aller les saluer, il s’agit d’effectuer 10km plus ou moins plat sur un chemin forestier et surtout peu motivant pour moi. C’est long pour arriver au ravito des (que) 23,5km. J’ai vraiment pas de vitesse au plat et pas l’envie d’ailleurs…


Le ravito est sympa, mais plus d’eau plate, c’est pas grave, j’ai encore tout ce qui me faut sur moi et je prends de l’eau gazeuse. Je ne m’arrête pas trop. Je repars et là je croise un trio de coureur de la région lyonnaise l’un d’eux a des crampes s’accroche encouragé par ses potes : bravo !

Le sentier regagne le dénivelé perdu et atteint le point culminant du massif : le crêt de la Perdrix 1432m. Comme au Grand col Ferret il y a une pierre ronde d’orientation. D’ailleurs, par temps clair, on y voit le Mont Blanc et les Alpes. C’est beau : un magnifique dégagement. Le tracé suit la crête, MAGNIFIQUE, les balises sont très présentes : il paraît que l’an dernier il y avait du brouillard et l’organisation ne laisse rien au hasard. A ce moment ça se gâte : la pluie arrive, est-ce qu’elle va passer sur nos têtes ou filer plus loin ? Mes genoux donnent des signent de fatigue. En fait tous les signes se confirment sous l’antenne de l’Oeillon le tonnerre gronde, la pluie s’abat sur nous, et mes genoux ne veulent plus. Courir je peux plus. C’est la même douleur qu’à la fin du TVSB et lors de l’UMT. Des coureurs me croisent : moi j’arrête dans ces conditions, dit l’un d’entre eux, ça, ça aide pas. Puis d’autres me disent : ça va faut aller jusqu’au bout. Le parcours nous fait contourner tout l’Oeillon c’est ben long. La douche sur cette presque fin de parcours est tropicale, après la chaleur du début de course ça va. Le sentier devient ruisseau. La moindre descente un toboggan. Je m’inquiète pour mon amie Priska qui est censée m’attendre sous les 3 Dents. C’est pas franchement un endroit sûr en cas d’orage. La pluie se calme je l’appelle, après avoir passé l’orage sous un rocher elle est retournée au ravito juste avant. Ça m’aide à continuer. ENFIN le kilomètre 33, dégoulinante je reprends des forces et après un bon quart d’heure je repars avec Priska et le serre-fil qui est arrivé entre temps !

Le parcours a été raccourci pour éviter le passage sous les Trois Dents trop dangereux, nous dévalons enfin en marchant les derniers kilomètres pour rejoindre l’arrivée ça glisse mais Priska m’a donné ses bâtons. Encore un ravito, ils sont restés jusqu’au bout, alors il faut leur faire honneur pas question de passer sans rien prendre.

La pluie cesse et un rayon de soleil se faufile entre les nuages. A l’arrivée, après 7h00 de course, les membres du club m’ovationnent. Pas d’encombrement à la douche !! Plus qu’à aller manger la paëlla et monter sur le podium chercher le magnifique bouquet et le jus de pomme prévu pour le ou la Dernier/e. Je ne me défile pas j’assume et sacrifie au traditionnel discours.



Encore les Trois Dents, le parcours passe au sommet

Grand bravo et remerciements aux organisateurs les 50 membres du Jogging Club de Véranne et à leurs bénévoles qui ont montré toute leur qualité tant dans l’accueil convivial et chaleureux que dans leur rapidité de décision en lien avec les conditions météo.
Une belle expérience pour le parcours, la nature, l’accueil d’une gentillesse incroyable, et de l’expérience à engranger pour la suite de mon aventure de traileuse !

Un merci tout tout particulier à Priska pour sa présence rassurante tout au long de cette incroyable aventure et à tous les LaFoulyTrailers/euses pour les messages sympa.

mardi 15 juin 2010

Le trail des Faverges : une sacrée échappée à travers les Bauges ! Par Patricia

Vendredi 11 juin 2010


Cet après-midi, tout de suite après le travail, je prends la route de Chamonix avec ma p’tite voiture-edelweiss bien chargée, avec ce qu’il faut pour affronter le trail des Faverges par tout temps ! En passant par les villages, des noms évocateurs de la future CCC, tels que Courmayeur, les Houches, me font rêver un instant au défi de cet été. A partir de Sallanches, la route monte pour rejoindre Praz-sur-Arly. Le panorama se dévoile et j’aperçois pour la première fois le Massif des Bauges ! Immédiatement, j’imagine parcourir ses sentiers. Afin d’être tranquille, je passe directement chercher le dossard. L’ambiance est déjà bien animée pour l’évènement du lendemain.


Samedi 12 juin


A 5h30, je me réveille, déjà bien nerveuse et assez impatiente. Un coup d’œil à la fenêtre indique un ciel nuageux mais le temps reste sec. En mettant le nez dehors, bien qu’il ne soit que 7h00, il fait déjà chaud.


À 7h15, je suis sur la ligne de départ ou la tension est presque palpable. Après quelques échauffements et encouragements, après les dernières recommandations du chef technique, le départ est lancé. Dans le peloton de tête, le rythme se fait rapide. D’abord au pas de course à travers le bitume des Faverges, je rejoins un terrain boisé bien plus sympa pour les genoux ! Un petit sentier aux abords des pâturages nous fait descendre jusqu’au village de Glaise. Retrouvaille non-souhaitée avec le goudron ou j’alterne course et marche.





Après 55mn et une trempée à la fontaine de Strappazon, premier pointage aux Chaffauds. La pente s’accentue et commence alors une longue montée ; 930m de bonheur… menant au sommet du télésiège « La Sambuy » à 1841 m. Durant cette crapahutée, la foulée reste bien soutenue. La forêt devient de plus en plus clairsemée et une petite brume laisse le sol humide. Je distingue à peine les autres trailers, à l’allure de fantômes. En-haut, les encouragements de courageux spectateurs se font entendre et réchauffent les cœurs. Alors qu’après la pluie vient le beau temps, une descente de 706 m. succède à la montée. La route qu’empruntent habituellement les skieurs français est bien large. Je cours à gauche ou le terrain est nettement plus doux et amortissant. Tout à coup, après quelques mètres, un méchant point de côté me fusille et m’oblige à stopper. J’ai de la peine à respirer. Pendant cinq bonnes minutes, je marche en respirant à fond, bien régulièrement. Je repars en course très tranquillement et accélère à mesure que la douleur s’atténue et qu’elle disparaisse enfin. Après 2h38, j’atteins le seul et unique ravitaillement au bas de la station.




Pas question de m’éterniser. Le temps de remplir le camelbag, d’avaler une « morc. » et d’apprécier la fraîcheur d’un coca (no light), je repars énergiquement vers l’Epaule de Chauriondre, point culminant de l’épreuve à 1870 m. David, un coureur avec qui j’avais fait une bonne partie de la montée, m’a attendu à ce ravitaillement. D’un bon rythme et en échangeant nos impressions, nous nous mêlons aux participants du petit trail 28 et les dépassons un à un. Le chemin, d’abord bien roulant, se ressert et nous re-plongeons brièvement dans la forêt. Peu avant l’aulp de Seythenex, à flanc de coteaux, des gentianes nous accueillent, offrant un peu de couleur à ce parcours. Une petite accélérée à cet endroit s’avère nécessaire pour fuir l’odeur de la faune porcine. Au loin, malgré la brume, se détache le Lac d’Annecy. Au Col d’Orgeval (1763 m.), les sensations sont au top et quel plaisir d’apercevoir quelques petits névés. En amorçant la descente, je me sens pousser des ailes et m’élance vivement sur ce petit sentier caillouteux, technique comme je les aime. « Pardon, hep-là, gauche, droite, scusez-moi, merci, hop… » Les interpellations pour dépasser n’en finissent plus! Durant cette dérup’, le terrain, parsemé de muguets et de lys, s’adoucit. J’en profite pour bien dérouler les jambes et accélère un peu plus, saluant aux passages quelques chèvres sur le bord du chemin. Néanmoins, dans la tête, le message « attention, garde du jus pour la dernière montée » résonne fortement… J’arrive finalement la Maison Forestière en 4h08. Le voile de brume a disparu, laissant la place à une belle éclaircie.


Une légère pente conduit à l’embranchement, ou avec une pointe d’envie, je vois les coureurs du petit trail 28 partir à droite, en bas… tandis que des organisateurs, sans scrupule, m’oriente vers un joli tracé forestier, bien raide. Pour la première fois de la journée, j’ai une regrettable pensée pour mes bâtons restés à Orsières et peste contre les « singouins » qui ont fait le parcours… Le pas devient plus lent et je mise tout sur la régularité. A la Sarve (1470m) je pointe, à ma grande surprise en 3e position. Seulement, Rachel Bontaz, une coureuse aux jambes interminables, me suit de très près et me dépasse juste avant le sommet. Mon sang ne fait qu’un tour et je repars à vive allure pour la dépasser à nouveau. Je me précipite dans la descente, à 8,5 km de l’arrivée, afin de prendre quelques mètres d’avance et me donner une marge pour le sprint final. David me rejoint à nouveau et se révèle être un coach formidable. Nous nous élançons à travers Faverges. Dans le rouge depuis un bon moment, je lutte pour courir, mais la respiration est de plus en plus difficile et les centaines de mètres restants me semblent interminables. La tête me tourne et je m’appuie sur les barrières pour continuer. Rachel me double alors. Je n’arrive malheureusement plus à accélérer… Dans un bel élan de solidarité, au tour de David et moi de franchir la ligne d’arrivée, après 5h33 passée dans le Massif des Bauges. Très sportivement, Rachel me rejoins et me félicite chaleureusement ! Aucun regret ! Je termine épuisée, mais heureuse d’avoir été à fond !

Comme résultat ; 4e place dans la catégorie féminine, 2e en SE et 130e au scratch. Très émue, je monte pour la première fois sur l’estrade, avec tous les Lafoulytrailers dans le cœur. Quelle belle surprise pour les Français de voir débarquer une p’tite Suisse, sans aucun palmarès!! La convivialité, n’ayant pas de frontière, je retrouve par après mes concurrentes pour partager un verre « d’eau » de l’amitié !


Un grand merci aux Lafoulytrailers ainsi qu’à toutes les personnes qui m’ont parlé de ce trail, m’ont soutenue et encouragée ! J’en profite pour relever la qualité de l’organisation et la convivialité qui ont embellies cette course.



mercredi 26 mai 2010

Récit vidéo du trail des Allobroges 2010

Un petit récit vidéo du trail des Allobroges couru ce week-end par Candide et Jules-Henri!


mardi 27 octobre 2009

Trail Lafuma del Monte Casto

Dimanche 25 octobre a eu lieu en Italie, à la frontière du val d'Aoste, le trail Lafuma del Monte Casto (46 km, 2050 D+), près de Biella.


Jules-Henri, après avoir convaincu non sans peine Candide d'y participer était tout motivé à l'idée de parcourir son dernier trail de la saison!


Sur un parcours très roulant, Candide termine 76ème et Jules 81ème. Jules n'avait pas de bonne sensation suite à une récupération insuffisante dû à une gastro contractée quelques jours avant. Il n'a donc pu s'alimenter durant la course. Quant à Candide, il a parfaitement géré sa course tout en ayant attendu à plusieurs reprise son frère dans l'espoir de terminer ensemble. Jules est déçu mais il a tout de même courageusement terminer son 6ème trail de la saison.
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Au final, ce fut quand même un beau dimanche d'automne dans une région qui mérite le détour.

lundi 28 septembre 2009

Fully-Sorniot 27.09.2009 + vidéo

Pour les trailers de la Fouly participer à Fully-Sorniot ça relève presque de l'évidence. Ce d'autant plus que Fred réside dans ce haut lieu de la course à pied et autres bonnes choses (de la châtaigne au raisin...) et qu'il a à coeur grâce à Anne de nous proposer un après course fastueux!
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Ce dimanche matin un peu avant 9 heures, le soleil éclaire le vignoble et la noble paroi qui s'élève jusqu'au col de la Blai 1400m plus haut. Fully-Sorniot c'est 7,950 km pour D+1600m!
Retrouvailles des Lafoulytrailers (Patricia, Antoinette, Fred et Corinne) à 30'' du départ. On part derrière ensemble, on papote, on se congratule avant l'heure, mais 50m plus loin au 1er virage avant la chataigneraie la course est bel et bien lancée.
Corinne est venue avec Renée (une des Cour'Heureuses) qui part vite et tiendra un super rythme jusqu'à l'arrivée. Dans notre sillage pointe Werner Schweizer qui démarre à son rythme avant de décoller plus fort. Chapeau!
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Les lacets se succèdent: on avale la pente, le chemin zigzague, traverse la route forestière furtivement avant de reprendre son ascension qui tend vers la verticalité. Les hameaux de Euloz, Planuit entre mazots et murs en pierre sèche donnent un cachet bien valaisan aux ravitos. Après 2 ravitaillements passés ensemble Antoinette prend de l'avance sur Corinne, Patricia est déjà devant tandis que Fred gravit la pente juste après. Laurent (car le cameraman lors du TVBS est de la partie) nous booste avec sa caméra: alors on se remet à courir. Au col Michel Fiora qui a dormi à la cabane nous encourage: merci Michel, ça fait du bien surtout que les fullierains ont tous un gros fan's club.

Une jolie arrivée, le soleil doux d'automne suffit à nous réchauffer après l'effort; les couvertures tendues par les samaritaines ne sont même pas nécessaires. Isabelle et Sarah nous accueillent. Autour les nuages s'accrochent sur les sommets: on regarde en direction du Mont Blanc sans le voir: nous sommes arrivés et pendant ce temps Jules et Candide poursuivent leur trace sur Le Trail des Aiguilles Rouges...BRAVO à vous!

BRAVO les lafoulytraileuses qui terminent toutes dans la même dizaine de minutes (1h41 pour Patricia, 1h44 pour Antoinette, 1h48 pour Corinne) et BRAVO à Fred pour avoir gagner 2mn au compteur et arriver en 2h00.

La suite: c'est une descente joyeuse rythmée par les foulées aériennes de Fred jusqu'au dernier poste de ravitaillement (auxGarettes) avant de prendre les voitures pour rejoindre la plaine. Chez Fred et Anne, nous retrouvons Tony et famille pour se régaler d'un riz au curry agrémenté de douceurs du val ferret (la mousse aux framboises) et de la gruyère (Ah la crème doubble!!)
Anne réussit un tour de passe passe: présent depuis 7h30 au ravito de Planuit, elle accueille 20 personnes à table à midi. Merci!

Dernière surprise avant de reprendre la route c'est la 5e place (cat. dame 2 ) de Renée en 1h37. Elle reçoit son prix sous les Houras des Lafoulytrailers.

Merci à tous : lafoulytrailers, familles et amis : sport, convivialité et bonne humeur ont pris toute la place en ce magnifique dimanche: quel bonheur!
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La vidéo de Laurent, merci Laurent !

mardi 15 septembre 2009

Les courses : les Défis du Jubilé (10.10.2009)

Le défi 2009 des 68 km compte comme course qualificative pour l' Ultra-Trail du Mont-Blanc® 2010.

Situé dans le district de St-Maurice, Bas-Valais, le parcours relie sur 68 km les 10 communes de cette région, avec une incursion sur celles de Trient et de Martigny-Combe.

Un défi, mais quel jubilé ?? En l'an 2015, l'Abbaye de Saint-Maurice célébrera les 1500 ans de sa présence ininterrompue en terre d'Agaune. Il s'agit du plus ancien monastère d'Occident qui n'a jamais fermé ses portes en 15 siècles. Un tel événement se prépare. Aussi, l'Association des Chemins bibliques a lancé des défis dans cette perspective.

Cette épreuve pédestre n'est pas une compétition au sens habituel du terme. Le participant choisit sa distance sous forme d'un défi personnel, raisonnable, et raisonné en fonction de son envie ou de sa forme physique... d'où le slogan : "Chacun maîtrise SON propre défi en décidant SA distance".

Accomplir son défi est plus important que le chrono établit dans les temps impartis et confortablement calculés. La manifestation est ouverte à tous : individuels, familles, coureurs, marcheurs, walking, nordic walking. Les enfants mineurs doivent être accompagnés sur tout leur parcours par un adulte. Si non accompagnés, ils ne pourront qu'effectuer le Défi N° 1 (Vérossaz).

A choix : 7 Défis de 7 à 68 km avec une dénivellation positive de 450 à 2048 m selon le défi désiré.


Défi n° 1 : Vérossaz
7 km / + 450 m
Défi n° 2 : Mex
12,5 km / + 850 m - 150 m
Défi n° 3 : Evionnaz
17 km / + 850 m - 850 m
Défi n° 4 : Salvan
27,5km / + 1400 m - 850 m
Défi n° 5 : Finhaut
35,5 km / + 1450 m - 850 m
Défi n° 6 : Vernayaz
52 km / + 2048 m - 2048
Défi n° 7 : St-Maurice
68 km / + 2048 m - 2048 m

Le site : http://www.chemins-bibliques.ch/LesDefis/Default-Defi.htm

Patricia est déjà inscrite, Frédéric va la rejoindre tout prochainement, venez aussi courir votre propre défi!

mardi 28 avril 2009

CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix)

La CCC est une course de pleine nature empruntant en grande partie le sentier international de Grande Randonnée du Tour du Mont-Blanc (GR TMB). Cette épreuve de montagne, comportant de nombreux passages en altitude (>2500m), dans des conditions climatiques pouvant être très difficiles (nuit, vent, froid, pluie ou neige), nécessite un très bon entraînement, un matériel adapté et une réelle capacité d’autonomie personnelle.


En seulement 3 éditions, la CCC® est passée du statut de « petite soeur de l’UTMB® » à celui d’une course unique en son genre et parmi les plus prestigieuses au monde. Le départ au centre de Courmayeur est empreint d’une ambiance comme seuls les italiens en ont le secret, et c’est dans le même temps un moment rare d’émotion au son de la musique de Vangelis.


Les premiers kilomètres, sur un parcours original différent de celui de l’UTMB, conduisent rapidement à plus de 2500 m d’altitude à l’un des plus exceptionnels panoramas que l’on puisse imaginer, face au Mont-Blanc et aux Grandes Jorasses. Le passage au Grand Col Ferret (2537m) marque l’entrée de la course en Suisse, où l’on goûtera l’accueil incomparable des bénévoles de la Fouly, de Champex et de Trient. Déjà en France, mais si proche de la Suisse, profitez un instant de l’authenticité et du charme de Vallorcine, avant de découvrir, au terme d’une dernière et impitoyable montée, le vallon des Cheserys, un vrai coin de paradis avec une vue somptueuse sur le massif du Mont-Blanc. Il est alors temps de rejoindre, enfin, l’arche d’arrivée en plein coeur de Chamonix.

Principales difficultés :

ascension de la Tête de la Tronche (2584m) puis Grand col Ferret (2537m) durant le premier tiers de la course. La seconde partie est marquée par les 3 rudes ascensions de Bovine, des Tseppes et de la Tête aux Vents.

Les longues descentes qui suivent chacun de ces montées sont tout aussi éprouvantes pour les articulations et les muscles.

Programme :

le départ sera donné au centre de Courmayeur, sur la Place Brocherel, le vendredi 28 août 2009 à 9:00.

Trail Verbier Saint-Bernard

Première étape idéale avant de se lancer dans les « ultra ultra » longues distances, ce parcours de 52km (et 4’200m de dénivelé positif) demeure exigeant. Il reprend toutes les grosses difficultés de la Boucle. D’entrée ce sont 1’300m de dénivelé positif qu’il faudra aligner à partir de la magnifique petite station de La Fouly.


Un départ sur route d’alpage permettra au peloton de s’étirer avant d’attaquer les lacets qui mèneront les coureurs au col du Névé de la Rousse, point culminant de l’épreuve (2’750m). Puis il s’agit d’économiser ses forces car il reste encore deux montées conséquentes avant de gagner la gigantesque Verbier : celle du col de Mille par le sentier des éperviers et enfin les derniers 1’200m pour gagner La Chaux. Les premiers de la Traversée parviendront-ils à rattraper la tête de course de la Boucle lors de cette ultime ascension ? A n’en pas douter pour cette première édition, c’est le soutien des coureurs ayant sensiblement moins de kilomètres dans les jambes qui saura redonner des forces aux coureurs de la Boucle alors dépassés par les meilleurs de la Traversée.


Programme du samedi 4 juillet

5h00
Départ des 105km, «Boucle»
8h00-11h00
Retrait des dossards des 52km, La Fouly
12h00
Départ des 52km, «Traversée»
18h00
Premières arrivées des 105km, Verbier
19h00
Premières arrivées des 52km, Verbier


lundi 27 avril 2009

Notre passion, le TRAIL

Notre passion est née parallèlement à la naissance d'une des courses considérées comme les plus mytiques au monde, l'UTMB :


le North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB) est un événement unique dans le domaine de la course à pied nature sur le plan mondial. Traversant trois pays (la France, l’Italie, la Suisse) et 9 communes dont notre station de La Fouly, l’UTMB se déroule dans l’un des sites touristiques naturels les plus renommés du monde.

Parcourue en une seule étape de 166 Km faisant le tour complet du Mont-Blanc, franchissant dix cols à plus de 2000 mètres d’altitude avec un dénivelé positif total de plus de 9400 mètres, l’Ultra-Trail du Mont-Blanc est devenue, seulement 6 ans après sa naissance en 2003, LA référence mondiale du trail.


L’événement est maintenant reconnu comme le sommet mondial de la course-nature. Cette année, plus de 2300 coureurs, venant de plus de 50 nations différentes, sont inscrits au départ de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc.