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dimanche 11 septembre 2011

Le Grand Défi de l'A Neuve 2011 avec les Juniors!

Samedi 10 septembre a eu lieu la 3e édition duGRAND DEFI DE L'A NEUVE

Le beau temps est de la partie pour la 3e année consécutive. Les participants sont peu nombreux : Patricia, Candide, Pierre-André et Corinne prennent le départ après un coucou à Jules-Henri dans les starting-blocs du TDG!!! Par contre, quelques juniors LFT sont déjà en lice sur le parcours.

Corinne s'élance, faisant le lièvre de Patricia jusqu'avant les chaînes. Là, Patricia, Candide puis Pierre-André, prennent les devants et mettent en route le moteur pour avaler le final des 1100mD+. Chrono pour certains: 1h06 pour Pierre-André et 1h22 pour Corinne.

Surprise! Lors de cette édition quelques trailers juniors ont relevé le Défi et Léanne, et son amie Audrey arrivent à la cabane en 1h50, Kolia en 2h10 suivi de son copain Arnaud:BRAVOOOO0000! Tout ça en ayant pris le temps d'observer les sauterelles une belle marmotte et de se tremper au torrent.

Autre surprise' c'est l'arrivée de Renée chaussée de ses 5fingers qui nous fait l'amitié de nous rejoindre à la cabane en tout début d'après midi.

Le fabuleux panorama de l'A Neuve

Accueil convivial: thé des Glaciers, soupe, spaguetti du chef Candide et cépage valaisan.

Festival de gâteaux de la gardienne Martine.

Quatchua, le châton de l'A Neuve

Descente version trail.

Merci à tous les participants et un immense Merci à Martine pour l'accueil des LaFoulytrailers à l'A Neuve.

vendredi 9 juillet 2010

La Traversée la Fouly-Verbier 62km et 4000m D+/-par Corinne

La Traversée c’est la 2e édition du Trail verbier-St Bernard, édition renouvelée et un peu plus copieuse que l’an dernier

700 coureurs se retrouvent au départ et les La Fouly Trailers (François, Frédéric, Tony et Pierre-André) se sont réunis à l’ombre de la grande arche de départ. Moment émouvant. Patricia ne peut pas prendre le départ pour mieux soigner ses tendons et assurer sa saison d’été. Elle me transmet sa force et sa détermination. Candide aussi présent du côté des bénévoles nous rassure avant le départ. Michel nous encourage avec enthousiasme, il espère récupérer de ses blessures hivernales pour être au départ de la CCC. Un bel esprit anime le team des LFT. La météo s’annonce chaude voire très chaude et sûrement orageuse.


Pendant les discours du haut du balcon des Glaciers les nuages s’amoncellent sur les hauteurs. Le départ est donné.

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Les coureurs partent à l’assaut du fond du Val Ferret.


J’entre dans ma course plus paisible que l’an dernier. Je connais (un peu) ce qui m’attend en termes d’effort. Le genou qui m’a ennuyé au Pilatrail n’est pas top et donc je pars sans montre en me disant on verra bien! Avec le souhait de respecter la devise de Frédéric : finir, en bon état, dans les barrières horaires.


Le long de la route et jusqu’au Lac de Fenêtre les nombreux supporter encouragent. Geneviève (une LFT) en embuscade dans un lacet qui mène au lac m’interpelle « Allez Corinne ! » avant même d’avoir lu mon prénom sur le dossard. Mon amie Renée court à mes côtés, elle prépare la CCC, fera la 1ere partie jusqu’à Bourg St Pierre avec moi.

Il commence à pleuvoir mais la température reste douce et je ne mettrai pas la veste (de toute la course d’ailleurs). Le lac de Fenêtre est orné d’un magnifique glaçon de neige qui fond et donne à ce lieu un air d’Islande. Un sentier de neige durcie nous entraîne jusqu’au col de Fenêtre. En dessous du col les nombreux coureurs ont tracé 2 rails géants dans la neige. Les rails sont si profonds que mes gambettes et celles de Renée restent presque crochées dedans. Incroyable. Pour descendre la route glisse et il n’est pas rare de faire des acrobaties périlleuses.
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Le ravitaillement du Grand St Bernard me revigore après ce début de course humide : au menu bouillon, banane et chocolat noir.

Col des Chevaux côté sud

Col des Chevaux côté nord

La montée sur le col des Chevaux est agréable une montée peu raide et courte. Le col des Chevaux c’est un beau plateau herbeux avec coup d’œil sur le Grand Combin et le Mont Vélan. Côté nord, la pente à dévaler est abrupte et enneigée, un gars de la Boucle passe et dit à tout va que « Non ça ne glisse pas ;-) » Quel bluffeur : il n’est pas si à l’aise que ça ! ça c’est aussi l’esprit trail : pas prendre les choses trop au sérieux. Voilà le moment convivial de du parcours, on ne se connaît pas mais on s’inquiète les uns des autres « tu me ramène mon bâton ». « Ca va ? », « Ca passe mieux sur les rochers ? »Après la glissade : mains, poignets, mollets sont bien endoloris. J’ai quand même eu du plaisir dans ce passage, même si je pense qu’il pouvait s’avérer périlleux pour beaucoup et notamment pour celles et ceux qui ont les km de la Boucle dans les jambes.


A l'accueil à BSP: Sara-Léanne-les cloches-quelle ambiance!

La suite de la descente sur BSP est bucolique : passage d’un torrent sans pont « Splatch ! », petits sentiers en lacets, forêt et pente douce. Je me tapote régulièrement le côté des hanches : indications de ma physio. L’arrivée à BSP c’est comme une 1ere ligne d’arrivée.L’accueil de quelques La Fouly Trailers (merci Michel-Isabelle-Sara-Marine-Anne) et de la famille (merci Jean-Claude-Lulu-Michel- Léanne et Kolia et Laurent) est enthousiaste ; certains m’embrassent : ils sont courageux vu la croûte de sel sur mon visage. Mes genoux ont tenu. Boostée pour continuer et le visage passé à l’eau fraîche, je repars. Mon accompagnatrice Renée me quitte, et Pierre-André prend le relais : il s’est blessé et décide de continuer tout de même, mais en m’accompagnant.

Famille-Amis c'est top/ changement de co-équipier-e

Nous restons ensemble jusqu’au 1er alpage puis il s’éloigne et je poursuis l’interminable chemin qui descend un peu puis remonte en longeant 3 cirques de montagne avant l’arrivée au Col de Mille. Là, je me restaure : 2 thés noirs sucrés et un voyage de biscuits salés. Pierre-André est déjà loin devant et je descend à mon rythme. Jusqu’au lac Servay tout va bien, j’admire le paysage, embelli par les contrastes de couleurs plus intenses en fin de journée. Dans la 2e partie de la descente sur Lourtier, la douleur sur le genou externe droit se réveille, je boitille et mon allure est très ralentie. Michel Fiora, et les enfants, mes parents viennent à ma rencontre. Au retour sur Lourtier, après 1500m de D- , j’ai la joie de courir avec Lulu, ma maman pour la 1ere fois de ma vie, belle allure, bravo Lulu !


A Lourtier la nuit est tombée, j’allume la frontale et après avoir mangé et pris du bouillon, je pars à l’assaut de la fin du parcours. Je sais que le plus dur est derrière et je m’accroche dans cette montée sur la Chaux, je me fais dépasser puis un groupe s’accroche derrière moi. Les frontales sont de plus en plus perfectionnées et j’ai l’impression de monter avec une voiture grand phare allumé dans mon dos, pas top mais bon. Je garde mon rythme je sais qu’il faut tenir jusqu’à l’alpage du Mintzet et que là j’y serai ou presque. C’est dur, je commence à avoir envie de vomir. Pierre-André m’attend régulièrement et me donne un morceau de barre de céréales et ça va mieux.

La Chaux et 2 cocas plus tard le bisse du Levron m’attend depuis l’an dernier : cette fois je peux encore courir et c’est « super agréable ;-) » !! Je m’imagine faire tout le bisse en courant quand le balisage descend tout à coup à gauche, c’est raide. Ça fait mal. Mince, à nouveau il faut m’accrocher, les racines sont des pièges qui me font faire des acrobaties. Le final est long, long, long. J’en ai marre. Autour de moi, tous s’arment de courage. On sert les dents.

Enfin les derniers mètres de dénivelés négatifs avant l’arrivée à Verbier, un sprint boiteux, l’arche, les becs avec Pierre-André, le speaker, les photos, le t shirt finisher, les retrouvailles avec Frédéric et Anne, les spaghettis.

Place à l’euphorie de l’avoir refait.

jeudi 24 juin 2010

Aventure - Mésaventure en Haute-Tarentaise par Candide

Dimanche 20 juin, 7 h du matin : un épais brouillard recouvre les flancs des montagnes, mais il ne pleut pas. A travers les quelques éclaircies présentes, on peut voir qu'il a neigé sur les hauteurs : sommes-nous bientôt l'été? On se dirait plutôt un retour au Petit Age Glaciaire...


Le départ est donné, le rythme est immédiatement soutenu, c'est bien, ça nous échauffe et nous réchauffe! Ces premiers kilomètres avalés à plus de 12km/h permettent d'étirer le petit peloton. Bientôt, un chemin forestier très raide nous permet de gagner beaucoup de dénivelés sur une petite distance. Après un premier ravito en eau, nous empruntons la première piste de ski de la journée, et pas la dernière! En effet, le trail se déroule sur le versant des Arcs, qui compte "seulement" 4 stations étagées en altitude (Arc 1600, 1800, 1950 et 2000) : le paradis pour le ski alpin de masse!

Le chemin s'engage ensuite dans la forêt, et c'est là que la mésaventure arriva pour Jules-Henri. Le balisage étant un peu léger, de nombreux coureurs s'égarèrent à cet endroit... Par chance, j'ai réussi à retrouver le chemin des Arcs 2000 après quelques minutes d'errance, ce qui n'a pas été tout à fait de cas de Jules-Henri qui faisait partie du groupe de tête : son groupe retrouva le chemin, mais celui du retour, sur les Arcs 1800!

N'étant au courant de rien à ce moment-là, j'ai poursuivi mon chemin, traversé un pont suspendu super suspendu, puis remonté une piste de ski puis un sentier jusque vers 2200 mètres. Là, la neige avait recouvert les arbres, et le spectacle était saisissant pour un 20 juin! Arrivé aux Arcs 1950, la station la plus jolie du versant, au ravito n°2, on m'annonce 5°!
Mais pourquoi? Je demande si le dossard 45 est passé, et non... Je m'inquiète beaucoup, je demande aux bénévoles de se renseigner, mais ils n'ont aucune idée. Je décide de poursuivre mais mes pensées sont tournées vers Jules : où est-il, est-il blessé, perdu? Cette partie jusqu'au prochain ravito va être assez longue, je suis tout seul, il ne fait pas chaud, le temps semble long, je regarde souvent ma montre pour voir mon avancée... Que le trail est dur des fois! Je m'accroche tant bien que mal, et j'aperçois toujours 2 minutes devant le même concurrent... Nous marchons à la même vitesse, donc je ne peux pas le rattraper.

Arrive le troisième ravito juste sous le brouillard : Jules-Henri est passé il y a plus d'1h30! Ouf! Je file, le chemin est agréable, il monte et descend sur une crête, puis nous plongeons dans la forêt. S'ensuit alors la remonté vers les Arcs 1800, dernier ravito. Cette remontée est plutôt pénible, en faux plat montant, je marche tout le long... J'aperçois néanmoins deux concurrents devant moi, je reviens sur eux. Je les dépasse même avant le ravito.

Maintenant, environ 8 kilomètres de descente bien raide et 3 kilomètres de plat-faux plat pour gagner l'arrivée. Je suis aux alentours de la 10° place, j'aimerais bien tenir ce rang! Je descends plutôt bien, il me semble que j'ai progressé dans ce secteur. Le long faux plat final se passe bien, j'ai la volonté et encore la fraîcheur nécessaire pour courir tout le long, j'arrive même à reprendre un coureur! A 200 mètres de l'arrivée, Jules-Henri est là, il m'accompagne et m'encourage sur les derniers mètres, il est déjà changé et paraît très frais! Je termine en 7h27 les 60 kilomètres et 3150 mètres D+ à la 9° place : mon deuxième top 10 cette année!

Après la course, je vais encore gagner 4 place pour finir 5° suite au déclassement des 4 premiers. Ce trail était un des plus difficiles que j'ai disputé, surtout du point de vue météo : le froid, la neige, le brouillard, ça n'aide pas beaucoup! Je suis néanmoins content, mais aussi triste suite à la mésaventure de Jules-Henri qui aurait signé là son premier podium scratch. Ce n'est que partie-remise pour lui!

vendredi 18 juin 2010

Chaleur et orages au Pilatrail par Corinne

Le parc régional du Pilat c’est la porte d’entrée vers le sud, la Corse en plus vert. Une région préservée, authentique avec des habitants adorables! Le massif du Pilat se situe entre Lyon et St Etienne. Des chênes, des châtaigniers, des genets, une nature intacte, des montagnes bien rondes (témoins des activités volcaniques), quelque fois plus pointues dirigées vers le ciel composent le paysage.

Ce dimanche matin 6 juin 2010 le ciel est au beau fixe dans le village de Véranne (800 habitants) qui accueille les 700 trailers inscrits!

Le départ est donné à 9h15, la température est déjà hot, elle avoisinera les 32°au 1er ravito. Les coureurs s’élancent ; la pente est très rapidement "pentue" mais ça ne dure guère, les portions de faux plat et de petites montées plus nettes s’enchaînent sur des portions toujours courtes. Là, il s’agit de courir, de marcher, de relancer sans relâcher. Après une jolie pente plus raide et au soleil le 1er ravito est atteint : c’est la plage ! Les nombreux coureurs (2 parcours au départ 21km et 42 km) en quête d’eau s’abreuvent et se rafraîchissent à la fontaine. Je mouille ma casquette et ma tignasse. Moi j’ai encore suffisamment d’eau dans le camel et je remplis ma gourde de 500 ml au cas où. Là c’est une très jolie portion du parcours bien raide bien intense, nous sommes à la queue leu leu dans un décor de sous bois, le sentier est fait de racines et de pierres. Je me régale de cette nature à la fois douce et sauvage.


Les fameux amas de pierres du Pilat " les chirat " donnent la touche régionale à ce tracé.


A la chapelle St Sabin le paysage s’ouvre sur la plaine. 1ere belle descente tout va bien, l’air est un peu plus frais un léger courant se lève.

Plus haut encore, au Gratteau le paysage est sublime : nous faisons face aux fameuses Trois Dents, elles nous font un clin d’œil et nous attendent pour la fin du parcours

Avant d’aller les saluer, il s’agit d’effectuer 10km plus ou moins plat sur un chemin forestier et surtout peu motivant pour moi. C’est long pour arriver au ravito des (que) 23,5km. J’ai vraiment pas de vitesse au plat et pas l’envie d’ailleurs…


Le ravito est sympa, mais plus d’eau plate, c’est pas grave, j’ai encore tout ce qui me faut sur moi et je prends de l’eau gazeuse. Je ne m’arrête pas trop. Je repars et là je croise un trio de coureur de la région lyonnaise l’un d’eux a des crampes s’accroche encouragé par ses potes : bravo !

Le sentier regagne le dénivelé perdu et atteint le point culminant du massif : le crêt de la Perdrix 1432m. Comme au Grand col Ferret il y a une pierre ronde d’orientation. D’ailleurs, par temps clair, on y voit le Mont Blanc et les Alpes. C’est beau : un magnifique dégagement. Le tracé suit la crête, MAGNIFIQUE, les balises sont très présentes : il paraît que l’an dernier il y avait du brouillard et l’organisation ne laisse rien au hasard. A ce moment ça se gâte : la pluie arrive, est-ce qu’elle va passer sur nos têtes ou filer plus loin ? Mes genoux donnent des signent de fatigue. En fait tous les signes se confirment sous l’antenne de l’Oeillon le tonnerre gronde, la pluie s’abat sur nous, et mes genoux ne veulent plus. Courir je peux plus. C’est la même douleur qu’à la fin du TVSB et lors de l’UMT. Des coureurs me croisent : moi j’arrête dans ces conditions, dit l’un d’entre eux, ça, ça aide pas. Puis d’autres me disent : ça va faut aller jusqu’au bout. Le parcours nous fait contourner tout l’Oeillon c’est ben long. La douche sur cette presque fin de parcours est tropicale, après la chaleur du début de course ça va. Le sentier devient ruisseau. La moindre descente un toboggan. Je m’inquiète pour mon amie Priska qui est censée m’attendre sous les 3 Dents. C’est pas franchement un endroit sûr en cas d’orage. La pluie se calme je l’appelle, après avoir passé l’orage sous un rocher elle est retournée au ravito juste avant. Ça m’aide à continuer. ENFIN le kilomètre 33, dégoulinante je reprends des forces et après un bon quart d’heure je repars avec Priska et le serre-fil qui est arrivé entre temps !

Le parcours a été raccourci pour éviter le passage sous les Trois Dents trop dangereux, nous dévalons enfin en marchant les derniers kilomètres pour rejoindre l’arrivée ça glisse mais Priska m’a donné ses bâtons. Encore un ravito, ils sont restés jusqu’au bout, alors il faut leur faire honneur pas question de passer sans rien prendre.

La pluie cesse et un rayon de soleil se faufile entre les nuages. A l’arrivée, après 7h00 de course, les membres du club m’ovationnent. Pas d’encombrement à la douche !! Plus qu’à aller manger la paëlla et monter sur le podium chercher le magnifique bouquet et le jus de pomme prévu pour le ou la Dernier/e. Je ne me défile pas j’assume et sacrifie au traditionnel discours.



Encore les Trois Dents, le parcours passe au sommet

Grand bravo et remerciements aux organisateurs les 50 membres du Jogging Club de Véranne et à leurs bénévoles qui ont montré toute leur qualité tant dans l’accueil convivial et chaleureux que dans leur rapidité de décision en lien avec les conditions météo.
Une belle expérience pour le parcours, la nature, l’accueil d’une gentillesse incroyable, et de l’expérience à engranger pour la suite de mon aventure de traileuse !

Un merci tout tout particulier à Priska pour sa présence rassurante tout au long de cette incroyable aventure et à tous les LaFoulyTrailers/euses pour les messages sympa.

mercredi 26 mai 2010

1er entraînement en commun 2010 par Corinne

La pluie et le froid n’ont pas découragé les La Fouly Trailers pour cette 1ere sortie.

L’itinéraire a été adapté aux conditions météo et sur les conseils de Frédéric qui n’avait pas eu une goutte d’eau à Fully la veille, nous mettons le cap sur… la « plaine ».

Nous passons donc de la Fouly, qui s’est réveillée sous une averse de neige fine avec un Toni emmitoufflé et paré de ses surpantalons, à Fully où la terrasse des Carron est bien accueillante. Toni peut alléger son équipement ! Candide et Jules Henri sont présents ainsi que Pierre-André qui avait la mission délicate d’organiser la journée (suppléé par Frédéric au dernier moment) et Corinne. L’itinéraire choisi par Frédéric prévoit une mise en jambe sur les bords du Rhône. Puis un chemin où les lacets pentus et les relances au plat se déroule sous nos pieds jusqu’à Tassonnières ou presque. Les plus hardis ne bifurquent pas au virage sur Tassonnières, mais leur sens de l’orientation infaillible leur permettra de retrouver leurs poursuivants. La flore composée d’orchis de toutes sortes, de lys et de pois de senteur est un régal pour les yeux. Il y a un air de Provence dans ce lieu appelé les Follatères.


Ensuite, la route qui nous amène plus haut le sentier se rétrécit et le dénivelé s’accentue à chaque virage; on pense à la montée de Lourtier-la Chaux : une belle intensité dans cette portion du parcours. Pour corser le tout, nous essuyons un « grain » car le temps se détériore sur la Tête des Follatères comme annoncé par notre guide du jour. Le vent se met à souffler de plus en plus fort, le froid pique les doigts, la pluie se transforme en grésille. Corinne un peu seule, siffle pour retrouver un peu de compagnie. Avant d’arriver à la Jeur Brûlée (1525m), deux trailers portants vestes oranges sont là : Pierre-André vient de rencontrer François qui « trailait » dans le coin. Une photo du groupe du jour et c’est reparti, il fait bien trop froid pour traîner dans le coin.



On se réjouit de la descente sur Tassonnières (720m) pour retrouver des températures plus douces. Deux kilomètres plus loin et 800D- la pause ravitaillement est la bienvenue.

Dix minutes d’arrêt et nous repartons. La relance ne m’est pas évidente, je constate que je suis encore trop habituée à faire une belle côte suivie d’une descente et je rentre. Un rien programmée que je suis! Aujourd’hui c’est le retour aux choses comme je les aime mais qui font un peu mal au redémarrage. Nous entamons un raidillon pentu pour atteindre le hameau de Planuit (1120m) et loupons la bifurcation. C’est plus haut que nous partons à droite. Après avoir traversé le torrent dans un passage escarpé nous découvrons les fameux rails du Kilomètre Vertical au lieu dit Meillerines. Les yeux de Jules brillent : il faut tester un bout la pente du Kilomètre Vertical. Accompagné de Pierre-André, Toni et Candide, ils attaquent « Le reck ». Le fameux Kilomètre Vertical n’est pas un vain mot, car, plus loin, la pente s’accentue encore, le départ n’était qu’un échauffement ! Frédéric et Corinne contournent la difficulté et retrouvent le fameux sentier de Fully -Sorniot pour rejoindre Planuit et les échappés. La fontaine hydrate Fredéric qui va dès lors s’arrêter à tous les troquets. De Planuit, il ne manque que 150 m à l’alti de Jules pour atteindre les 2000m de D+ : ils seront vite avalés en direction des Larzettes. Plus loin, Candide trouve un chemin qui nous permet de rejoindre le Hameau de Buitonnaz sans prendre la route. Il nous reste à terminer la boucle du jour et surtout à finir de dévaler le dénivelé négatif. Un pur délice !

Fully une cité pour le trail : des sentiers ludiques, des hameaux pittoresques, des lacets pentus, des descentes bien hard, des fontaines désaltérantes et du soleil au rendez-vous.

Au final une toute belle sortie de 27km et de 2000m de D+ / –
Bravo à tous pour cette belle virée déjà bien costaude pour un début de saison.
Merci à Frédéric pour un magnifique tracé trail et à Anne pour son délicieux accueil à Fully.

La saison trail est désormais bien lancée !!!

dimanche 2 mai 2010

La Patrouille des Glaciers… bien plus qu’une cordée de trois ! Par Patricia

Samedi, le 23 avril 2010, un minibus partait du Châble en direction d’Arolla. A son bord, de valeureux patrouilleuses et patrouilleurs, inquiets et impatients ! En effet, avec Emmanuelle Luisier, son frère, Frédéric, sa sœur Marie ainsi que ses deux amies, nous participons à la mythique Patrouille des Glaciers ! Une aventure pour notre cordée ; Manu, Vanessa et moi, qui a commencé voici quelques mois, par un message laissé dans ma boîte mail, porteur du joli projet qu’est cette course! Malgré l’attente bien longue de la confirmation de notre inscription, avec une saison d’hiver bien rempli et quelques soucis de santé, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois lors de sorties en montagne, indispensables pour donner un rythme et une vie à notre patrouille!

En cette veille de course, nous nous arrêtons d’abord à Evolène pour le contrôle du matériel ! La corde et ses 30m (pas un cm de moins !), piolet, skis et bâtons, ortovox… tout y passe ! Nos dossards en main (n°603 !!), nous roulons ensuite à Arolla (1980m) pour prendre nos quartiers au Centre Alpin. L’ambiance était déjà bien festive ! Enfin, rien de mieux qu’un souper en face de Défago suivi d’une conférence pimentée par la rediffusion de la descente à ski de notre médaillé d’or au J.O. ! Une bénédiction bien particulière clôturera ces riches moments!

Dimanche, 24 avril, un double-challenge (triple pour mes camarades..) nous attend : Qui résistera à une nuit blanche, à la Patrouille et la fête de la St-George ?! A 4h00, nous nous alignons en dessous de la banderole de départ. 4h30 : le coup de départ ; nous démarrons d’un bon rythme au Col de Riedmatten (2919m). Malgré une belle chute, et sous les encouragements d’amis, nous atteignons le 7e poste de contrôle en 1h18. De l’autre côté du Col, je m’aide de la corde fixe pour déruper la partie rocheuse. A voir les ornières faites par les autres patrouilles, je préfère finalement me mettre à côté des traces et descends à l’aide des bâtons. Derrière moi, plusieurs personnes, trop impatientes peut-être, chutaient et se bousculaient… Au moment d’enlever les peaux, Emmanuelle casse la fixation arrière d’un ski ! Après quelques phrases échangées, elle continue et se débrouille bien mieux que beaucoup d’autres skieurs lors de cette descente bosselée ! En longeant le barrage des Dix, Florent Troillet nous dépasse sous une grande ovation !

A la Barma (9e poste de contrôle), après 3h00 de course, nous apercevons la Rosablanche (3160 m), point culminant de l’épreuve, si proche et si lointaine… Les quelques nuages matinaux se sont complètement dissipés et le soleil commence à réchauffer ses pentes. D’autres sommets se dessinent à l’horizon, dont la Salle et le Parrain. A mesure que la neige s’illumine, le pas de course devient plus difficile. Des signes de fatigue et des perles de sueurs se lisent sur les visages. Au pied des 1400 marches, vaillamment taillées par les militaires, nous mettons nos skis sur nos sacs et nous nous élançons d’un pas régulier vers le sommet ! Durant cette montée, des cors des Alpes entonnent une mélodie, suscitant une émotion telle que j’en avais les larmes aux yeux et qui, malgré la chaleur ambiante, m’a fait frissonner. J’avance, les yeux baissés sur les traces…

A 9h00, le sommet de la Rosablanche avec ses spectateurs et leur tonnerre d’applaudissements, ses sonnailles et ses cors ! Impossible de reconnaître qui que se soit ! D’ailleurs, pas question de s’y attarder ! On enlève nos peaux et descendons le plus vite possible ! Juste avant la dernière montée, j’ai la chance de voir Jules-Henri et ses coéquipiers, arrivant à leur tour au terme d’une superbe course! Après un dernier encouragement, nous arrivons au Col de la Chaux (2940m), 10e poste de contrôle. A nouveau bon nombre de personnes s’ajoute à notre cordée du cœur ! Enfin, pour la dernière fois, on bloque nos fixations et glissons sur la piste de ski ! Quelle belle descente ! Après 5h 46 en montagne, à Verbier, skis au dos, bâtons aux mains, nous courrons sur la route, entourée d’une nombreuse foule dans laquelle se trouve nos familles et amis.

Partie à trois d’Arolla, nous franchissons ensemble la ligne d’arrivée, fatiguées, surtout heureuses ! Durant tout ce parcours, notre cordée s’est agrandie de toutes les personnes qui ont œuvrées pour cet évènement, celles qui nous ont aidées et soutenues à leur manière! C’est avec elles et grâce à elles que nous avons commencé et fini la Patrouille des Glaciers 2010 !

Un immense bravo aux lafoulytrailers qui ont participé à cette édition en partant de Zermatt ! A Jules-Henri, Daniel Tissières et Bertrand Lovey ( Patrouille 2417/ A2 Militaire H1) réalisant un superbe temps de 7h58. Pierre-André Magnin et son coéquipier (Patrouille 2228/ A2 Militaire H3) arrivent à Verbier après 13h10 de course.








dimanche 11 octobre 2009

Défis du Jubilé: CR et préparation

Le CR par Patricia:
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Ce samedi matin, nous sommes deux « la Foulytrailers », Frédéric et moi à nous retrouver à la salle de gym du collège de St-Maurice ! Le temps est pluvieux, mais cela n’enlève en rien le plaisir de se retrouver et de partir ensemble à 7h30 ! Nous attaquons à notre rythme la première montée qui nous fait passer par la commune de Vérossaz (Aussays ; Défi 1). Une belle virée en forêt dans une ambiance « fantômesque ». Ensuite c’est la descente sur Mex (Défi 2) pour rejoindre « à la dérup » Evionnaz (Défi 3).

Ces premiers 17 kil. franchis, 5 kil. à plat se profilent pour courir jusqu’à l’usine électrique de Vernayaz où commence l’historique « Chemin des Diligences ». Ses lacets nous conduisent à Salvan Le plaisir de retrouver Candide et Jules font oublier le temps de cette montée la griserie du temps ! Un conseil par ci, un encouragement par là, j’arrive, presque étonnée à Salvan (défi 4). En remontant la vallée, nous passons par Les Marécottes, le Trétient, Finhaut (défi 5) qui nous offre un ravito du tonnerre !! Alors que la pluie redouble, c’est avec prudence que commence la descente « savonneuse » au fond de la vallée pour traverser par deux fois le Trient et remonter (tout aussi sec !!) par le chemin des gorges mystérieuses, qui par beau temps nous dévoile le panorama splendide des alentours ! Le sommet, Tête-Noire !

La route qui nous ramène en direction de Martigny est tantôt forestière, mais le plus souvent un sentier bien roulant ! La totalité peut être faite en courant. Nous passons par Litro 1190 m, Planageur 1148 m, La Crêtaz 1087 m (Contrôle) et un chemin « digne de la Combe de L’A » nous mène à Gueuroz 652 m. Dernière difficulté technique : la descente jusqu’à Vernayaz (défi 6). Le chemin est une vrai patinoire ! Juste après cette partie, quelle joie de trouver Pierre-André qui escorte jusqu’au prochain ravito !! Tout en courant, les 17 derniers kil. de bitume avec un chouïa de route forestière conduisent à Dorénaz, Collonge et Vérolliez, qui annonce prochainement la fin. La dernière descente mène à la cour du collège !!

Malgré le temps gris et la pluie, la météo du morale était au beau fixe ! Frédéric arrive au bout des 6 défis en 9h58 (ses deux objectifs atteints !!!) Je termine quant-à-moi les 68 kil. en 8h34, plus qu’heureuse pour une première ! Les résultats finaux seront inscrits prochainement sur le site : www.chemins-bibliques.ch A noter que le balisage était excellent dans l’ensemble !

Merci à tous les La Foulytrailers et tous les bénévoles pour vos encouragements et votre soutien durant cette course !
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Veille de course par Michel:

En effet une nouvelle marque va bientôt faire son apparition sur le marché de l’alimentation sportive. Cette marque est déconseillée à toute personne peu entraînée ou n’ayant pas un bilan de santé en dehors de tout reproche.
En première mondiale et en exclu pour la Fouly Trailers voici une préparation type basée sur le défi du jubilé..
Début du traitement en douceur la veille de la course au stand Verbier / St Bernard par un fendant local . Puis on suit la préparation au stand luyet ou un excellent Toast tartare est dégusté avec une douce malvoisie. Puis montée en puissance pour l’accumulation de magnésium avec un pot de chambre ( mixture composée d’un johanisberg rehaussé de sorbet citron ). Il ne s’agirait pas, de manquer de sucre lent lors de l’assaut final c’est pourquoi le plein est fait grâce à une belle assiette de canapé au foie gras + coca cola ( pas le light bien sur).
En lieu et place du petit gel antioxydant un petit rouleau de printemps aux légumes cuit en friteuse, accompagné d’un délicieux beignet de crevette fera l’affaire. Pour éviter la déshydratation : un petit rouge argentin de derrière les fagots et pour les grands fignoleurs de la diététique un double cornet mocca devra absolument terminer la préparation. Les résultats parlent d’eux-mêmes les 3 objectifs seront atteints. Sur l’espoir de terminer en moins de 10h, la ligne sera franchie en 9h58 , en bon état et dans les délais. Avant de penser à se reposer il faudra peaufiner le stretching final avec pour la seconde fois un pot de chambre, et plus si besoin.
Ne se prétend pas sportif de haut niveau qui veut, une alimentation irréprochable et une discipline de fer sont indissociable….
Et oui Frédéric, tout ça pour te féliciter, merci pour cette belle soirée et bravo pour ta course.
Félicitation également à Patricia pour son Trail…

jeudi 8 octobre 2009

Humeur :"le bitume n'est plus mon ami !" par Antoinette

Le Morat-amour... c’était dimanche

Comme toujours, je m’y suis inscrite à la dernière minute, et ai même réussi à manquer le départ de mon bloc pour cause de chasse aux WC...
A Morat, l’ambiance était populeuse (10'000 coureurs ont pris le départ), les blocs démarraient toutes les trois minutes et les coups de pistolet pétaradaient.
Un demi-litre de Gatorade au fond de l’estomac, n’a pas suffi à calmer ma soif. Faisait chaud le 4 octobre sur la route de Fribourg !
Le bitume n’est plus mon ami, il ne l’a d’ailleurs jamais été, mais après mes dernières courses en milieu alpin, il est carrément mon ennemi.
Ce fut une course sèche au rythme d’enfer... : Je crois que je vais prendre ma retraite.
Après les 17 km 170 parcourus, la frustration d’un résultat plus que bof... J’escomptais parcourir le trajet en 1 :25’ et non en 1 :35’. Dur, dur à avaler...
Salut vieille branche (de tilleul) !

jeudi 1 octobre 2009

TAR 2009 : une jolie course par Candide !

Vallorcine, 4h du matin : au réveil, une très fine bruine tombe, la journée ne commence pas comme prévu... Toute la semaine précédente, le temps a été magnifique, et là, ce dimanche, le brouillard règne en altitude.

Après un petit déjeuner bien copieux, nous nous rendons sur la ligne de départ pour le deuxième objectif majeur de ma saison 2009 : pleins de trailers sont déjà présents, il faut se dépêcher pour entrer dans le SAS de départ! Après une minute de silence pour une traileuse malheureusement disparue, le départ est donné.

Les meilleurs mènent immédiatement un train d'enfer, je ne peux les suivre, mais je peux suivre mon frère, Jules-Henri! Celui-ci n'est pas au mieux durant ces premiers kilomètres. Pour la première fois depuis l'UTMB 2008, nous cheminons ensemble, ce qui est bien sympathique! Les premiers kilomètres sont toujours un peu dangereux, des traileurs peu expérimentés nous dépassent, nous qui sommes encore un peu endormis... De plus, le chemin est glissant à cause de la fine pluie, et les nombreuses racines nous incitent à être prudent.

Km 7 : nous repassons par Vallorcine, je suis toujours en compagnie de Jules, mais celui-ci me lâche définitivement le temps d'une courte mais sèche montée. Les sensations sont correctes, je me réjouis que le jour se lève... Nous remontons maintenant la vallée de la Bérard sur un sentier toujours plein de cailloux, qui en plus est en faux plat montant. Les relances sont possibles, mais les efforts consentis m'incitent à lever un peu le pied pour l'ascension du col de Salenton. Le jour commence à se lever, il a neigé sur les sommets environnants, la pluie redouble d'intensité, j'hésite à mettre mon coupe-vent, mais je reste en pull manche longue. Heureusement, car 5 minutes plus tard, la pluie s'arrête enfin! Un petit coca au refuge de la Pierre à Bérard (14 km) où je pointe en 56 position, et c'est reparti pour une ascension terrible (600 D+ en 2 km), le col de Salenton.

Le chemin est très mal entretenu, les pierres sont omniprésentes... Mon rythme diminue, mais je m'accroche, je bois, je mange, mais je n'arrive pas à dépasser les traileurs devant moi. Vers la fin du col, nous sommes forcés de grimper sur des dalles mouillées très glissantes.

Ce trail est vraiment technique! Après 2 h25, je bascule enfin dans la vallée de la Diosaz. J'effectue une bonne première partie de descente dans un pierrier, et je peux m'accrocher à un petit groupe de traileurs. La descente est ludique, jusqu'à la très pénible remontée en faux plat montant sur le ravito de Moede-Anterne. Tous les traileurs que j'ai dépassés me redépassent sur cette partie assez monotone. Le ravito approche, un peu trop lentement à mon goût. Une petite soupe dans le gobelet personnel, un coca, des tucs et ça repart direction le pont d'Arlevé. Cette descente est très glissante, nous l'avions déjà empruntée en 2008 lors du même trail. Cette année, les portions boueuses sont moins présentes, sûrment à cause du temps sec des dernières semaines.

Et hop, à nouveau la montée! Vers le Brévent cette fois. J'ai l'impression de ne pas avoir de jus, je me bats toujours, ce chemin n'est pas assez raide, je ne sais pas si je dois courir ou marcher, alors je fais un peu des deux. Les sensations me paraissaient meilleures l'an dernier! Je reviens sur quelques coureurs, notamment sur un en particulier, dont je reconnais la démarche. Est-ce que je rêve, mais non, je vais dépasser Vincent DELEBARRE!!! Je me pose plein de questions, que fait-il là, il a l'air bien pourtant? Il se pousse de côté et me laisse passer. Je me force de maintenir mon rhytme, afin de ne pas me refaire dépasser par lui. La fin de la montée est plus raide, et j'ai toujours l'impression de ne pas avancer à ma vitesse habituelle. Après un passage dans des gros blocs et une escalade d'échelles, j'atteins le Brévent après 5 heures de courses : le Mont-Blanc est caché par les nuages, mais le soleil nous réchauffe. Encore 20 kilomètres!
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Le début de la descente se passe bien, la prudence est de mise. Malheureusement, un nouveau faux plat montant doit nous amener à l'Aiguillette des Houches. Je relance autant que je peux, et sous les encouragements de spectateurs, je commence une descente vertigineuse qui va nous faire perdre 1500 m- en très peu de distance. Dans cette descente, j'ai des supers sensations, tout roule, je lâche tout, je dépasse et dépasse les traileurs! Les couleurs d'automne sur cette arête sont magnifiques! Je ne sais pas pourquoi, mais tout à coup, tout s'est mis en place. J'arrive à Servoz en 42 position, je me ravitaille vite fait et j'attaque les derniers kilomètres où je rattrape Charles Pralong du Val Ferret. Nous décidons de finir ensemble, et après une dernière montée raide, nous tourons autour du lac où est placée l'arrivée : nous sommes 38° en 7h41!

Après course, la bonne tartiflette nous remet sur pied, et nous attendons le podium de Jules pour repartir dans notre cher Valais!
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Bilan : une bonne cours au niveau temps et classement, mais j'ai le sentiment qu'avec plus de jus dans les 2 premières montées, j'aurais pu faire encore mieux! Ma saison de course est terminée, je les ai toutes finies dans les 100 premiers, et j'ai atteins mes objectifs dans chacune d'elle sans avoir le sentiment d'être à 100%...

vendredi 18 septembre 2009

Un UTMB au delà du réel

Chamonix place du triangle de l’amitié 18h28, comme les 2300 autres trailers j’ai les yeux fermés à penser à tout ce qui m’attend, à ces 166km de bonheur en montagne, à tous les entraînements et les souffrances pour en arriver là.
J’aspire à boucler mon 2ème utmb en améliorant un peu mon temps de 2008 (35h), enfin si les jambes et l’estomac tiennent bien…
18h30, je m’élance autour de la 300ème place, les rues de Chamonix sont bondées, un petit coucou à la famille et c’est parti !
Le rythme est assez rapide, je passe devant le mur de grimpe des Gailland ou beaucoup de spectateurs sont encore présent.
Je garde mon rythme en direction des Houches, je dépasse quelques personnes tout en marchant les quelques montées raides jalonnant le parcours. Je croise notamment Michel Poletti et Werner Schweizer.

J’arrive donc au km 8 au Houches en 45min environ ou je ne profite pas du ravitaillement afin de garder un bon rythme pour la montée sur la Charme.
Je prends appui sur mes bâtons et je garde un très bon rythme dans la montée en alternant marche dans les montées raides et courses sur les parties moins pentues. Je rejoins à ce moment Karine Herry qui court et plus tard Maud Giraud en traversant la Kandhar (la piste CDM de ski des Houches). Plus haut, je passe l’américaine Kristin Moehl qui est déjà impressionnante ! (elle me dépassera tout bientôt).
J’arrive au pointage de la Charme en bon état , que de changement par rapport à l’année dernière ou le pointage était bondé de trailers. J’aperçois le dôme du Miage à travers la couche de brouillard, c’est vraiment grandiose.
La nuit arrive peu avant l’arrivée bruyante sur St-Gervais, je patiente avant de mettre la frontale. Je suis heureux car j’ai bien assurée la descente et mon temps est de 2h11, mais suis-je parti trop vite ?

Ma maman et ma tante me ravitaille, j’en profite pour remplir le camelback et me voila embarqué pour un bon bout dans la nuit au val Monjoie. La partie St-Gervais - Notre dame de la Gorge ne m’attire pas trop car il est nécessaire de bien courir et relancer pour que cette partie passe plus vite… Après le hameau des hoches, j’ai un petit coup de fatigue et je ne veux pas trop relancer.. Maud Giraud me prend le bras et m’encourage, je me force alors à relancer. Sous les contamines, je reconnais une démarche connu, c’est le grand Marco Olmo. Je me demande si je ne suis pas parti trop vite tout de même…
Bref il faut continuer, une soupe et c’est parti pour notre dame en alternant course et marche rapide.

Sur le chemin romain pour rejoindre la Balme et à Nant Borrant, c’est la fête, les spectateurs m’encouragent et crient mon nom, il faut calmer le jeu…
Je n’aperçois pas la Balme, le brouillard doit traîner ! Je rejoins en position 60 l’alpage (j’y croyais pas), je fais un arrêt rapide et je repars pour les Chapieux.
Une fois l’altitude de 2000m atteinte, c’est un brouillard épais qui est présent. C’est dur, j’y vois rien…
Je rejoins d’autres trailers pour se regrouper et faciliter l’ascension. Enfin, je sors du brouillard et je suis accueilli au col du Bonhomme par les gendarmes. Je les salue et continue de suite vers le refuge du Bonhomme. C’est le début de la solitude, le brouillard est dense, je n’y vois rien. Je cherche balises après balises, c’est long… Je ne me perds pas, et j’atteint les Chapieux après une bonne descente en assurant le coup, histoire de pas basculer dans un torrent à cause de la brume.

Les Chapieux, km 50, une 1ère étape de faite, il reste 116km !!! Au menu : soupe + coca, je croise un bénévole que j’avais vu à la reconnaissance début août, il me dit quelques mot, c’est sympa.
Me voila parer pour atteindre l’Italie et le col de la Seigne. Je déteste les 4km de goudron jusqu’à la Ville des Glaciers, je baisse la tête et je marche à bon rythme. J’aperçois déjà les frontales dans le col de la Seigne. La montée est terriblement dur, je dois chercher les balises chaque 5 mètres et j’ai le sentiment de ne pas avancer. Je suis seul, je pense à 10000 choses, il ne faut pas dormir et surtout trouver le chemin !
Je suis à 2500m, une grosse lampe, c’est le col de la Seigne !!! Youpi j’arrive en Italie. Je plonge sur le lac Combal d’où je repars en accompagnant Karine Herry. En la suivant, j’arrive à bien courir le long du lac.
Je remarque les tentes éclairées à l’arrête Mont-Favre, tout là-haut, je garde un bon rythme et j’arrive au sommet de l’arrête. Le paysage de nuit est moins attrayant que l’année dernière vers 7h du matin. Tant pis, je me laisse aller jusqu’à Courmayeur où un nouveau chemin en forêt assez raide est utilisé après le col Chécrouit.


Courmayeur km 78 : 05h30
J’arrive à la base vie, les ruelles de Dolonne sont comme mortes mais le plat de pâtes me réconforte bien. Je fais une course au-delà de toute mes espérances, je me sens bien mais je ne veux pas flamber car il reste 90km.
Je me change en enfilant un short et un t’shirt. 20 minutes de pause et c’est reparti direction Bertone.
Je monte encore bien et je passe provisoirement Michel Cercueil dans les rues de Villair. Je vois un traileur avant Bertone, je le questionne : c’est Pascal Giguet qui va faire une petite sieste. Je croise aussi Alain Premat en sens inverse, il a arrêté mais il m’encourage, ça motive !
S’ensuit le long, trop plat mais tellement beau val Ferret Italien, je suis accompagné par Christophe Le Saux avec lequel on discute trail sans cesse. Armina, Bonatti, Arnuva avec Christophe ça passe bien plus vite.
Me voilà au pied du point culminant du parcours, le gd col ferret. Je le connais par cœur, je veux me donner au maximum car j’arrive sur mes terres, chez moi à la Fouly !
L’arrivée au grand col Ferret se fait dans un gros vent et je suis accueilli par le bénévole qu’on voit dans le DVD chaque année.
Le brouillard est très dense, je ne reconnais même pas la descente sur la Fouly !

11h à l’approche de la Fouly, je vois ma famille au bas de la descente, il m’encourage à coup de cris et de cloches, l’émotion est grande…
Je suis alors en avance de 5h par rapport à l’année dernière
Les cuisses sont dures après cette descente, le val Ferret Suisse va être long.
Depuis la Fouly, je me force à tenir le rythme de Jens Lukas et Topher Gaylord. Les relances deviennent difficile voir impossible et j’attend patiemment la montée sur Champex.
Champex km 111, le 2ème grand arrêt pour moi, pâtes et coca et j’attaque le long du lac. Les encouragements de la famille sont vital, leur soutien est important !

Bovine approche, je pense que la montée va bien se passer car je l’ai fait 2 semaines auparavant. Dans la montée, je ressens un gros coup de fatigue, je n’avance plus, et je vois pointé Topher Gaylord. J’arrive péniblement à Bovine, j’ai sommeil, je dois dormir…

Je discute avec le boss de North Face (je comprend pas l’américain moi !?) et nous faisons chemin ensemble. Je plonge sur Trient en croisant ma famille au col de Forclaz. Je leur raconte ma montée tout en buvant une soupe. Je peine à m’hydraté, l’eau ne passe plus vraiment et je crains les crampes dans la montée des Tseppes. Je pars avec un bon rythme sous les encouragements des bénévoles et de la famille. Il me reste deux montées et deux descentes, le bonheur approche… Je suis entrain d’oser penser l’imaginable, une arrivée en moins de 30h !

Je descend avec Topher sur Vallorcine, la nouvelle descente est ludique sauf les remontées dans la foret.
Topher repart comme un fou de Vallorcine, je ne peux le suivre. Je me contente de garder un bon pas avant l’ascension finale sur la Tête au Vent. Je compte 2 minutes d’avance sur Jens Lukas au col des Montets. Je pense à ce moment là que je ne peux reprendre de place, je grimpe jusqu’à 1800m lorsque j’aperçois les premiers bouquetins, c’est magnifique, j’en croise des centaines sur le chemin menant au sommet. Le Mont-Blanc me boude mais l’aiguille Verte et les Drus valent le coup d’œil. C’est beau, un sentiment indescriptible s’emparent de moi, j’ai l’impression d’être seul sur cette Tête au Vent, seul dans la montagne à quelques pas de Chamonix !
Je ne traîne pas car j’ai ma famille qui m’attend et je veux poursuivre de jour jusqu’à la Flégère. A la Flégère, je mets la frontale et je prend une soupe histoire d’arriver en bon état. La descente se passe bien et je ne veux pas prendre de risque inutile. La floria, ah il me reste 2,5 ou 3 km je crois, il faut crocher.
Le goudron, je le déteste mais celui-ci me signale que j’arrive dans Chamonix, allez plus qu’un km ! Je longe l’Arve et je vois mon frère et toute la famille qui m’encouragent à gros coup de cloches. Je termine avec eux les 200 derniers mètres. Je suis heureux et rempli d’émotion, j’ai refait le TOUR du MONT BLANC d’une traite !
Magnifique, on m’indique que je suis 27ème en 27h06. Je suis stupéfait, je savais que j’avais une bonne forme au vu des trails de préparation, mais de là à terminer l’UTMB en moins de 30h. C’est le rêve !
Je suis heureux, on me félicite et j’embrasse ma famille !
Le retour à la Fouly est plus délicat car j’ai quelques maux d’estomac et les jambes en béton !
Qu’importe, je l’ai refait mon UTMB.

Merci à toute ma famille pour tous les encouragements à coup de cloches et de cris. Merci à mon frère pour tous les moments d’émotion que se sport me fait vivre et me fera vivre.
Super bénévoles, et merci à Toni, Antoinette, Michel, Isabelle, Patricia, François, Geneviève pour les encouragements.

samedi 11 juillet 2009

CR sortie du 11 juillet

En ce 11 juillet, 3 vaillants lafoulytrailers se rencontrent à 9h pour une sortie vers l'Italie : au programme, passage au Petit et au Grand Col Ferret!
Toni dicte le rythme, Laurent et Candide s'accrochent pour suivre. La température est fraîche, mais le soleil qui pointe le bout de son nez nous réchauffe vite. Une petite pause à la Léchère pour boire, enlever les pulls, et on se remet en route. On regarde encore une fois le parcours du TVSB parcouru la semaine dernière, on se demande comment on est monté aussi vite au Névé de la Rousse... On chemine parmi les fleurs et les marmottes, et malgré nos sifflements, celles-ci ne bougent pas! Les derniers névés approchent, le Petit Col Ferret aussi : c'est là que nous allons nous séparer de Toni, qui doit se retrouver vers midi à la Fouly.
Laurent et Candide continuent la descente du col très prudemment, un mondre faux pas pouvant s'avérer fatal. Les charmes du val Ferret italien poussent les 2 trailers à filer jusqu'à Arnuva! Mélèzes et torrents y sont toujours aussi beaux!
Après la pause, place à un gros morceau : la montée du Grand Col Ferret! Toujours aussi dur, mais toujours plus beau! On ne peut pas s'arrêter au col, trop de vent!
On commence la descente sur la Peule et la Fouly tranquillement, en discutant. Enfin, après plus de 5 heures de trail, 24 km parcourus et 1900 m de D+ et D-, on atteint la Fouly!

Vue sur le fond du val Ferret italien, avec à gauche le Petit et à droite le Gd Col Ferret

jeudi 9 juillet 2009

TVSB par Patricia

Ce matin 4 juillet 2009, je me réveillais, étonnement reposée, au chalet à Branche. Le 4 juillet, voici déjà depuis ce printemps qu’un rêve se profile ; en quelques mots, c’est rallier la Fouly à Verbier par trois ascensions représentant un dénivelé de plus de 4000m sur une distance de 52 kilomètres ! Est-ce faisable ? En ai-je les capacités physiques ? La tête suivra-t’elle ?

Bon, pas trop d’hésitation, allons-y ! Ainsi, ce rêve devient un projet. Au printemps, cette date restait encore bien vague. Le mois de juillet était encore lointain et tant de choses occupaient mon quotidien ! La fonte de la neige et l’allongement des journées ont permis peu à peu la reprise de la moyenne et de la haute montagne. Les sorties outdoors se sont intensifiées et la reconnaissance du parcours m’a donné un premier aperçu de l’effort et de la difficulté du terrain.

Puis, le temps s’étant emballé et me surprenant à un coin du calendrier, je retrouve en cette matinée les compagnons des « lafoulytrailers » pour partager nos impressions, nos doutes, mais surtout notre entrain et notre impatience à prendre le départ ! Dans mon sac à dos se trouve tout le matos nécessaire pour le ravitaillement et le coeur emplis de messages porte-bonheur !

11h45, nous voici devant la ligne de départ à la Fouly. Le temps est beau, mais déjà les nuages s’accumulent sur les sommets. Juste avant le ralliement, Dawa Sherpa nous fait le cadeau d’une poignée de main qui vaut tout les encouragements du monde! De quoi donner des ailes à notre team, déjà super motivé! Au départ, dernier holà du public et des amis sous la banderole peinte par Corinne. Un hélicoptère survole le départ… Le compte à rebours commence. Tout à coup, la foule de trailers se détend, tel un ressort sous l’œil des caméras et sous les applaudissements des spectateurs postés au long du départ. Nous attaquons à vive allure la première montée au Barfay. Après un bout de route et quelques mots échangés avec les coureurs, l’échauffement s’arrête et se profile le premier rec menant au point culminant de l’épreuve, le Col du Névé de la Rousse, à 2750 m. Egalement première difficulté pour mon estomac qui joue aux montagnes russes. Heureusement, Michel s’est mis devant moi et j’ai pu caler mon rythme à ses pas ! Un soutien fort apprécié pour arriver au Névé ! En ces moments, la tête a heureusement pu prendre le relais aux jambes ! Je débarque finalement au Névé sous les cris d’encouragement et les cloches à vaches ! De quoi donner un second souffle pour m’élancer, oups, pour déruper dans une franche rigolade le névé… sur les collants, qui, ma fois, glisse très bien sur la neige ! J’ai rejoint Michel en cours de route pour poursuivre la longue et régulière descente de la Combe de l’A! Un petit ravito à la Tsissette suivra ou l’on apprend avec joie que Jule attaque la montée au Col de Mille.

15h20 ; Toujours avec mon compagnon de route, nous rejoignons Liddes ou son épouse nous soigne et nous encourage ! Eh, quelle joie également de rencontrer Toni ! Bon, quant à savoir si l’on repart... No hésitation ! On relace immédiatement nos chaussures, une dernière golée et d’un pas alerte, nous nous élançons en direction du Col de Mille. L’estomac a donné le tour, le rythme étant bon, je suis impatiente de retrouver ma petite sœur et Eddy à la prochaine cabane! Ces pensées m’ont donné des ailes sous les chaussures ! La petite rincée n’a d’ailleurs coupé en rien cet élan. Arrivée là-haut, pas le temps de flâner ! 2 mn et trois gorgées de coca… no light plus tard, je repars au petit trot vers la cabane Brunet. Ce fut un trajet particulièrement ardu ou j’avais l’impression d’avoir des couteaux dans le genou droit ! Mais bon, à défaut de faire sans, je fais avec. Accepter cette douleur m’a permis de me concentrer sur la route et ainsi mieux gérer l’effort de la descente menant à Lourtier,

19h30 ; Arrivée au ravito à Lourtier, quelle surprise de retrouver des amis ! L’épouse de Michel, remarquable infirmière du jour et fidèle au poste, a prodiguée un massage qui m’a redonné de nouvelles gambettes ! En connaissant la difficulté de la dernière montée jusqu’au Minzet, j’ai optée pour un rythme de vieux montagnard ; lentement mais sûrement ! La sortie de la forêt et la marche sur la crête m’ont offert le cadeau d’un superbe coucher de soleil ocre ! Celui-ci semblait signifier, à sa façon la fin prochaine de la course. Ces instants se sont imprégnés dans ma mémoire, me laissant admirative et sereine face à la beauté de ce spectacle. A la Chaux, après un pit-stop, j’entame alors le dernier tronçon le long du bisse. A nouveau, je vis quelques minutes irréelles face à la tranquille et sombre arrivée de la nuit, tandis que les derniers rayons se reflètent le long du bisse. A ce moment, le pas de course devient automatique. Puis, c’est à la lueur de ma lampe frontale que j’entame vers les 22h00 les derniers kils de descente interminables. Les balises fluorescentes se succèdent tandis que dans la vallée, l’éclairage et le bruit urbain de Verbier s’intensifient. Enfin, le terrain fait place au bitume et c’est en sprintant que j’avale les derniers mètres, pour franchir l’arrivée, la tête remplie d’images et les larmes au bord des yeux !!

Merci à vous tous qui m’avez soutenue et encouragée tout au long de ce projet et de ce parcours ! Et BRAVO A TOUS LES « LA FOULY TRAILERS » !!

vendredi 8 mai 2009

Récits trail des Allobroges

31 mai 2009, le trail des Allobroges.
Au menu 55km et 4000m+ et - annoncés.
Ce trail est décrit comme technique et très difficile. 7h05, c’est parti pour une belle journée dans l’inconnu. Le départ est rapide et je pars en compagnie de mon frère sur les premiers kilomètres. Rapidement j’arrive dans le vif du sujet, une montée suivie d’une grosse descente humide pour atteindre le col de la Jambaz suivi d’une montée (déjà) de fou vers la Bray. Les montées sont très très pentues et techniques, je ne suis pas déçu. Bientôt le premier ravito et 14km de parcourus, pour l’instant tout va bien, les jambes répondent bien. Peu avant d’arriver au lac Vallon, un passage ultra délicat se présente dans la cascade des Chartreuses, les cordes sont bien venues pour ce passage glissant… Du vrai trail.
La partie suivant le ravito du lac Vallon présente du plat et de légères montées sur chemin forestier. Je profite de cette partie pour marcher rapidement plutôt que de courir, cela me permet de me reposer avant de réattaquer une grosse montée sèche jusqu’à l’arrête des Follys. Les paysages sont sauvages et la météo toujours bonne. Je rattrape quelques concurrents dans la montée du col de Chavanais dont Matthieu Girard. A ce moment de la course je suis environ en 10-12ème position. Les montées et grosses descentes continuent à s’enchaîner mais heureusement les bénévoles nous encouragent bien et les ravitaillements sont sympathiques. Après le départ du 2ème ravito à la source du Brévon, je continue la course toujours en compagnie de Matthieu Girard... Ces 10km en sa compagnie sont passés rapidement car nous profitons pour parler un peu.
Le 3ème ravito est rapidement passé et nous allons grimper une des dernières montées vers Nifflon d’en haut ! La montée est très dure mais l’encouragement des spectateurs et les cloches au sommet, digne du tour de France, me pousse à me surpasser. Il reste environ 12-13km et une montée vers la pointe d’Ireuse, les jambes vont encore bien et aucune douleur ne se fait ressentir. Après le passage à la Buchille km 45, la montée en faux plat vers Pertuis se fait en marchant, je cherche déjà de vue l’arrivée à Bellevaux. Une grosse descente de 1000m- m’attend, je la fais à bon rythme en me préservant quelque peu si jamais. Au bas de la descente, on m’annonce qu’il reste 3km pour atteindre Bellevaux. La partie plate et goudronnée du final me décourage, je demande plusieurs fois où se trouve l’arrivée. Je traverse finalement le pont du Brevon et après un dernier « coup de rein» j’arrive heureux et satisfait.
Au final une sacrée course où je termine 9ème au scratch en 6h50 pour environ 55km. Ce trail est très exigent, mais il permettra d’avoir une bonne base pour la suite de ma saison…
Les + : Parcours très technique, bénévoles, ravito.
Les - : Attente des classements trop longue, short de la course pas super…